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LINH THAO : Revenir à l’essence du chant châu van

02/11/2013 23:08
Le chant châu van est un art religieux joué pour invoquer les esprits durant le rituel hâu dông (médiumnité), qui relève du culte de la Déesse-Mère. Mais devant son utilisation détournée pour des pratiques superstitieuses, les experts jugent nécessaire de retrouver l’essence de cet art.
Le chant +châu van+, une forme de musique pour invoquer les esprits durant le rituel +hâu dông+ (médiumnité). Photo : Dô Hà/CVN

Le chant châu van, également connu sous le nom de hat van ou hat bong, est originaire du delta du fleuve Rouge, plus précisément de la province de Nam Dinh (Nord). C’est une forme d’art religieux qui combine chant et danse pour invoquer les esprits durant les cérémonies de possession du culte hâu dông (médiumnité), censé aider les gens à communiquer avec les divinités par l’intermédiaire des chamans.

Le rite hâu dông et le chant châu van sont souvent réalisés dans les temples où les saints sont vénérés. Les paroles, souvent recherchées, vantent les mérites de divinités bienfaisantes et sont accompagnées de musique (tambourin, castagnettes et cymbales, viole à deux cordes). Le point culminant est la transe du médium, considéré comme un lien entre le monde visible et invisible. Au cours du rite, les esprits des saints sont censés s’incarner dans le médium, qui ensuite danse au rythme d’airs interprétés par les chanteurs et instrumentistes.

Depuis de longues années, le châu van est souvent pratiqué dans le cadre de pratiques superstitieuses qui n’ont rien à voir avec l’essence de cet art, et qui par la même le menacent.

À la recherche des airs authentiques

Dans le but de retrouver l’authenticité de cet art traditionnel, un festival du chant châu van a été organisé du 25 septembre au 5 octobre 2013, à Hanoi. Le premier du genre. Une vue générale et précise sur ce genre artistique unique (son histoire, son développement, sa valeur, son rôle dans la vie spirituelle des habitants) a été présentée au public. Les séances d’interprétation ont été largement applaudies par l’audience, montrant que cette forme d’art a toujours sa place dans la société moderne.

Pour la première fois, un festival dédié au chant châu van a été organize du 25 septembre au 5 octobre 2013, à Hanoi. Photo : Dô Hà/CVN

Réunis dans un colloque sur la préservation et la valorisation du chant châu van dans la société moderne, organisé dans le cadre de ce festival, des experts ont souligné la nécessité d’agir pour préserver les airs authentiques. La question fondamentale a été : comment faire pour que ce chant soit préservé, sans les dérives malencontreuses que l’on constate ici et là ?

D’après le Docteur Ngô Duc Thinh, chef du Club de préservation du châu van du Vietnam, il s’agit d’une forme précieuse d’art religieux qui doit être préservée, valorisée et présentée au public tant vietnamien qu’étranger. «Le problème, c’est que dans de nombreuses localités, ce chant est interprété dans le cadre de pratiques de superstition. Ce qu’il faut, c’est à la fois mieux gérer les pratiquants et sensibiliser le public sur l’essence de cet art», fait-il remarquer.

Le Docteur Thinh a estimé que la situation actuelle résultait de l’absence d’organisme chargé de la gestion de cet art.

En faire un art scénique ?

Conscient de l’intérêt du public envers cette forme de musique, plusieurs théâtres ont essayé de le présenter sur scène. Les pièces Ba gia dông (Trois séances de médiumnité) du Théâtre chèo (théâtre traditionnel populaire) de Hanoi et Tâm linh Viêt (Prémonition vietnamienne) du Théâtre de la jeunesse en sont deux exemples. Le Docteur Ngô Duc Thinh se félicité de l’entrée sur scène du chant châu van.

Bien que partisan de la préservation du chant châu van, le prof. Tô Ngoc Thanh, président de l’Association des lettres et des arts du Vietnam, se déclare opposé à son arrivée sur scène. «Je pense qu’on ne peut pas faire entrer ce chant sur la scène d’un théâtre tout simplement parce qu’il s’agit d’un art qui a trait au spirituel, et que donc il doit être interprété dans des lieux sacrés !», argumente-t-il.

S’il y a consensus dans la préservation du chant châu van, les avis divergent quant aux approches ainsi qu’aux méthodes de préservation. Quoi qu’il en soit, le chant châu van fera bien partie des 12 nouveaux patrimoines culturels immatériels du Vietnam dont les dossiers de candidature seront préparés d’ici à 2016 en vue d’une inscription au patrimoine culturel immatériel et oral de l’humanité.
Linh Thao/CVN

http://lecourrier.vn/revenir-a-lessence-du-chant-chau-van/108071.html

HÀ THU : Musique traditionnelle, un patrimoine culturel à conserver

Musique traditionnelle, un patrimoine culturel à conserver

La musique traditionnelle fait partie du patrimoine culturel de chaque pays. Jusqu’à aujourd’hui, le Vietnam compte cinq sortes de musiques traditionnelles reconnues par l’UNESCO en tant que patrimoines immatériels : musique de cour de Hue, gongs du Tay Nguyen, chants des courtisanes (ca tru), chant alterné (quan ho) et chant à l’entrée de la maison communale (hat xoan).

patrimoines mondiaux au vietnam

le chant xoan

Par contre, comme beaucoup d’autres musiques traditionnelles dans le monde, celle du Vietnam est moins connue et intéressée par le public, surtout les jeunes générations, que la musique moderne. Selon le musicien Mai Tuyết Hoa, afin que la musique traditionnelle retrouve le chemin du cœur des Vietnamiens, il faudrait qu’elle ait plus de place dans les médias.

Récemment, apparaissent plusieurs vidéos clip des acteurs occidentaux chanté les morceaux de musique traditionnelle Vietnam en exprimant leur passion pour cette musique étrangère. Ces derniers attirent beaucoup l’attention des Vietnamiens et deviennent des coups de cloche réveillant ceux qui ont oublié leur musique traditionnelle.

En voici une vidéo clip dans laquelle un américain qui chante le “Cải lương” :

Et voici une chanson ancienne “Diễm xưa” qui était très populaire pendant les années 60, écrit par le musicien célèbre Trịnh Công Sơn, réalisé par Lee Kirby, un expatrié au Vietnam.

A travers de cet article, nous voulons donc rappeler tous les lecteurs vietnamiens la beauté de la musique traditionnelle du pays et l’importance de conserver et promouvoir ce patrimoine national. Nous voulons également faire découvrir les lecteurs étrangers, les anciens et futurs voyageurs au Vietnam, la culture vietnamienne à travers sa musique.

La musique traditionnelle est extrêmement diverse selon les régions du pays. Il existe par ailleurs des différences marquées entre le Nord, le Centre et le Sud, et aussi entre les zones montagneuses et les plaines côtières.

Musique traditionnelle dans le Nord Vietnam :

1, Le Tuồng ( ou hát bội)

Le « Tuong » ou hát bôi, est un théâtre classique de cour importé de Chine au XIVe siècle. Nettement influencé par l’opéra chinois, il a été introduit au Vietnam au XIIIè siècle par les envahisseurs mongols, jusqu’à ce qu’ils soient repoussés par Tran Hung Dao. Très cérémonieux, le théâtre hat tuong, emprunte sa gestuelle et ses décors à l’opéra chinois. Un orchestre de six musiciens, dominé par le tambour, l’accompagne.

Le hat tuong comprend un nombre limité de personnages caractéristiques, immédiatement identifiables par leur maquillage et leurs costumes symboliques. Ainsi, une face maquillée en rouge représente le courage, la loyauté et la fidélité. Les traîtres et les personnages cruels se blanchissent le visage. Les habitants des plaines ont la figure peinte en vert, les montagnards, en noir. Horizontaux, les sourcils signifient l’honnêteté ; en accent circonflexe, la cruauté, et, tombants, la lâcheté. Selon la façon dont il tripode sa barbe. On peut reconnaître les émotions (réflexion, inquiétude, colère, etc.) qui animent un personnage masculin.

2, Chèo : Le  « Chèo » (« chant comique ») est un théâtre populaire apparu au Xè siècle dans le delta du fleuve Rouge, au Nord du pays, il est considéré comme la plus ancienne forme d’opéra vietnamien existante. Le Cheo se distingue tout de même du Tuong sur plusieurs points :

– Le chant du cheo est plus rapide, moins accentué et moins grave

– Les personnages ne sont pas forcément rois et généraux

– Les costumes sont plus réels; les décors simples.

On y chante et déclame avec des mots de tous les jours, en recourant à de nombreux proverbes et dictons. La plupart des mélodies sont d’origine paysanne. L’air enjoué du cheo se manifeste à travers le rire et la subtilité. Le bien et le mal sont les thèmes principaux.

Il y a un échange constant entre la foule et les personnages, soit, dao (actrice), kep (acteur), lao (personne âgée), mu (matrone) et he (bouffon).”

3, Ca tru :

Le ca trù (ou hát ả đào) est une forme de musique du nord du pays, avec un répertoire composé de chants cultuels, de rivalité ou de divertissement. Il n’y a pas de mélodie fixe car elle varie en fonction de la langue à tons. Cette musique populaire qui aurait été créée par Ả Đào, une chanteuse qui aurait charmé « l’ennemi » avec sa voix tandis qu’elle frappe une planchette de bois avec une baguette, accompagnée par un luth ou un tambour et souvent dansé aussi.

La plupart des chanteurs du genre restent des jeunes femmes. Dans les années 1980, le genre a été revitalisé par le relâchement de la répression gouvernementale.

4, Hát chầu văn :

Le hát chầu văn ou hát văn ou chầu văn est une musique spirituelle jouée pour invoquer les esprits durant les cérémonies de possession du culte dong bong. Cette musique est populaire à Hà Nam, Nam Dinh et quelques provinces dans le Nord.

Très rythmée, elle recherche la transe, et est chantée par l’un des musiciens qui l’accompagnent à la vièle dan nhi ou au luth dan nguyet. Avant 1986, le gouvernement vietnamien le réprimait ainsi que les autres formes d’expression religieuse. Depuis, le genre a été revitalisé par des musiciens comme Phạm Văn Tỵ.

Musique traditionnelle dans le Centre Vietnam :

La musique de Huê est née vraisemblablement sous le règne du seigneur Nguyên, (fin du 17ème siècle, début du 18ème siècle). A cette même époque, les musiciens des seigneurs Nguyên étaient coupés de la tradition musicale du Nord Vietnam, et se trouvaient avec un parler et une musique différents.

Le site de Huê fut choisi comme capitale de la partie méridionale du Vietnam par le seigneur Nguyên Phuoc Trân en 1687. Huê est devenue Capitale Impériale du Vietnam sous le règne de Gia Long, en 1802.

La musique de Huê est née donc vers cette époque. La musique de divertissement, indépendamment de la musique de Huê, avait déjà existé avant cette époque.

La musique de Huê est la synthèse des deux traditions chinoise et indienne d’une part et d’autre part la tradition autochtone de la région de Huê.

Cette musique, aristocratique à l’origine, l’est restée jusqu’à la veille de la deuxième guerre mondiale. De nos jours, elle est enseignée dans les conservatoires et les écoles de musique.

1, Musique royale ( Nhạc cung đình)

Le nhac cung dinh est la musique de Cour (quan nhạc, nha nhai ou nhạc dai noi) de Huê joués sur deux ensembles disparates jusqu’au XXe siècle

Musique élégante (Nhã nhạc)

Le Nha Nhac, littéralement « musique élégante », désigne les divers styles de musique et de danse exécutés à la cour royale vietnamienne du quinzième siècle à la première moitié du vingtième siècle. Il ouvrait et clôturait généralement les cérémonies qui marquaient les anniversaires, les fêtes religieuses, les couronnements, les funérailles et les réceptions officielles.

De tous les genres musicaux qui ont vu le jour au Vietnam, seul le Nha Nhac peut se targuer d’avoir une dimension nationale et de forts liens avec les traditions d’autres pays d’Asie du Sud-Est.

Les représentations de Nha Nhac réunissaient autrefois de nombreux chanteurs, danseurs et musiciens vêtus de somptueux costumes. Les grands orchestres, où dominaient les tambours, comprenaient de nombreux autres types de percussions, ainsi que des instruments à vent et à cordes. Tous les exécutants devaient rester extrêmement concentrés afin de suivre scrupuleusement toutes les étapes du rite.

2, Hò Huế

Hò Huế est un chant mélodieux, rythmique et typique de Huế

Il y a 3 catégories de Hò Huế:

–  Hò nghi lễ (pour les cérémonies) : celui-ci comprend 2 variances : đưa linh et chèo cạn.

Hò vui chơi (pour les loisirs) : qui comprend 5 variances hò ru em (berceuse), hò bài thai, hò bài chòi, hò bài tiệm và hò nàng vung.

–  Hò lao động (pour les travaux) : dont plusieurs variances, par exemple selon le métier : hò khau đai, hò khau sòng, hò kéo thác, hò đẩy noốc, hò mái nhì (ou mái đẩy), hò ô, hò lơ, (ce sont des chants d’accompagnement pour relever le cœur des travailleurs) , hò quết vôi (peinture à la base de la chaux),  hò gọi nghé (appel le buffon), hò giã gạo (ou hò khoan) , hò xay lúa, hò nện (ou hò hụi) les chants collectifs pendant la saison de décorticage du riz …

Le point fort de Hò Huế est la subtilité de son langage. Les mots sont denses, les dialogues sont typiques de Huê. L’humour est 100% de la cité impériale. Ni vulgarité ni médiocrité. La composition suit les règles des poèmes de “thơ lục bát” (versification alterne entre les vers de 6 et de 8 pieds.)

4, Ca Hue :

Le ca huê est une ancienne forme de musique de chambre aristocratique liée au divertissement au centre du pays. Le dan huê ou nhạc huế en est la musique, datant du XVIIe siècle. Il est interprété par une chanteuse accompagnée d’un ensemble de trois ou cinq instruments à cordes (luths, cithare et vièles : Ngu Tuyêt : les cinq parfaits) jouant sur les modes bac et nam.

Musique traditionnelle dans le Sud Vietnam

1, Đờn ca tài tử :

Le đàn tài tử ou nhạc tài tử est l’équivalent des précédents pour le sud du pays depuis le XIXe siècle. Musique de divertissement destinée aux « amateurs », elle use des mêmes modes mais en y instillant des nuances de caractère sentimental, correspondantes à des états émotionnels. Principalement instrumentale et improvisée, elle se joue avec les cordes dàn tranh, ty ba, dan kim, dan tam, dan co et les percussions song lang.

2, Cải lương :

Comparé au tuồng et au chèo, le cải lương est un opéra rénové reste encore populaire. Il apparaît au XIIe siècle et traite de thèmes à la fois historiques et contemporains. Il a été adapté au début du XXe siècle, aux innovations modernes et à l’influence française, et peut par exemple inclure des guitares électriques. L’accompagnement est joué par un nhac tai tu notamment. C’est une forme complexe et partiellement improvisée de musique de chambre proche du dan tai tu, musique des « amateurs », du sud du pays.

D’ailleurs, il existe un grand nombre de musiques folkloriques régionales en vertu de la diversité géographique et ethnique du pays.

1, Le ngâm tho:

Le ngâm tho est la poésie chantée folklorique incorporée dans le théâtre et devenue une forme urbaine de musique de chambre depuis 1950. Il s’agit d’improvisation collective non mesurée et accompagnée par des instruments. Le répertoire le plus populaire est formé par le ngam kieu de Nguyen Du, une épopée de 3 000 vers dont on joue des nuits durant des extraits (lay).

2, Le chant alterné (quan họ):

Le quan họ ou quan họ bắc ninh est populaire à Hà Bắc et dans tout le pays. De nombreuses variations existent, en particulier dans les provinces du Nord. Chanté a cappella, il est improvisé et joué lors de rituels.

3, Les chants de travail Hò sont des chants à répons employés dans bien des professions pénibles.

4, Les chants populaires Lý sont des chants d’amour, de nostalgie ou de divertissement.

5, Les chants Ru sont des berceuses :

Les mères vietnamiennes ont l’habitude de se servir aussi des berceuses traditionnelles ( hát ru dans le Nord et ầu ơ dans le Sud ) pour dorloter les enfants. Ces berceuses sont d’une manière générale, une occasion pour les femmes, de dire leurs plaintes envers les difficultés de leur vie quotidienne difficile.

6, Les chants “nhac dam ma” sont des lamentations funéraires accompagnées d’un petit orchestre (hautbois, flûte, vièles et percussion).

7, Les ensembles nhac ngu am (« musique des cinq sons ») se chargent de certains rituels religieux cao-dai. L’ensemble civil van composé de 4 vièles et une percussion peut aussi jouer en dehors de ces occasions. L’ensemble militaire vo, composé d’un hautbois et de percussions joue dans les processions et pour les funérailles.

8, Le xẩm ou hát xẩm (xẩm chantant), populaire au nord du pays, remontant au XIVe siècle, est en danger de disparition ; il est joué habituellement par des mendiant itinérant aveugles.

Les mots clés qui vous ont permis à retrouver cet article:

– musique traditionnelle vietnam

– culture vietnamienne

– nord vietnam

– voyageurs au Vietnam

– musique blog voyage vietnam

Source : http://www.opusmang.com/vietnam/

https://fr.wikipedia.org/

http://360degresvietnam.com/chaque-jour-une-trouvaille/musique-traditionnelle-vietnam-un-patrimoine-culturel-a-conserver/

Trần Quang Hải fantaisies musicales 2 Le Cercle Premier Paris , 6 Octobre 2013

Trần Quang Hải fantaisies musicales 2 Le Cercle Premier Paris

Published on Jan 15, 2014

Trần Quang Hải, ethnomusicologue et musicien nous offre quelques minutes de détente et de joie.
Concert Musique sans Frontières organisé par Le Cercle Premier à Paris le 6 octobre 2013

HOMMAGE À UN HOMME LUMIÈRES le professeur Tran Van Khê, MAISON DES CULTURES DU MONDE, PARIS, 26 novembre 2015 à 19h

TVK HDH 8

Jeudi 26 novembre 2015 à 19 heures
Maison des Cultures du Monde , 101 Blvd Raspail, 75006 PARIS
ENTREE LIBRE

http://www.festivaldelimaginaire.com/evenements/hommage-a-un-homme-lumieres/

HOMMAGE
À UN HOMME LUMIÈRES
le professeur Tran Van Khê

Avec la participation de :
Chérif Khaznadar, président de la Maison des Cultures du Monde
Trân Quang Hải & Bạch Yến , ethnomusicologue (CNRS), musicien et chanteuse
Simha Arom, ethnomusicologue (CNRS)
François Picard, ethnomusicologue, professeur (Sorbonne Paris 4)
Yvonne Duong , doctorante, ethnomusicologue vietnamienne
Cheng shui Cheng,ethnomusicologue (CNRS)
Ho Thuy Tien , cinéaste

http://www.festivaldelimaginaire.com/wp-content/uploads/2015/07/programme-hommage-a%CC%80-tran-van-khe.pdf

AVI : Hau dong – Le rite majeur du culte de la Sainte-Mère

Hau dong – Le rite majeur du culte de la Sainte-Mère

hau-dongHau dong, len dong, hau bong… Trois appelations pour un même rite du culte de la Sainte-Mère qui permet aux fidèles de communiquer avec les divinités par l’intermédiaire des chamans. Ce rite allie harmonieusement éléments spirituels et arts de la scène folkloriques.

Les chamans peuvent être des hommes ou des femmes, indifféremment. Mais chaque fois qu’ils assument ce rôle, ils se maquillent minutieusement. Même les hommes ont un visage maquillé avec de la poudre, du fard à joue et du rouge à lèvres. Leurs cheveux peuvent être aussi longs que ceux d’une femme. Dans chaque séance de possession d’esprits, ils sont possédés par plusieurs divinités. Ils doivent préparer des vêtements et adopter des gestes correspondant à ceux des divinités en question. Chaque fois qu’une divinité «investit» le corps d’un chaman, on met un foulard rouge sur sa tête, de même quand elle sort et qu’une autre lui succède. Chaque fois qu’on lève le foulard, le chaman est, aux yeux des fidèles, l’incarnation d’une nouvelle divinité. Il peut donc être tantôt un général, tantôt un mandarin majestueux, tantôt une fille dansante. Ses danses changent en fonction des caractéristiques du génie qu’il est censé représenter. Les chamans sont ceux qui ont été sélectionnés par les génies pour les relier au monde des vivants.

Le professeur Ngô Duc Thinh, directeur du centre de recherche et de préservation de la culture et des croyances vietnamiennes : «si le commun des mortels veut s’attirer la bénédiction de la Sainte-Mère, il doit passer par les chamans. Une cérémonie de possession d’esprits complète voit l’incarnation de 36 divinités successives dans le corps du chaman. C’est un chiffre plus symbolique que concret. En général, le nombre de génies qui apparaissent est inférieur à 20 ».

Le chamanisme est une pratique religieuse qui existe dans nombre de pays. Mais la cérémonie chamanique du culte de la Sainte-Mère a des caractéristiques propres à la culture vietnamienne. Parmi les divinités vénérées, nombreux sont les héros nationaux, comme le général Nguyễn Xí (XIIe siècle), le général Trần Lựu (XVe siècle), le général Hoàng Bảy (XVIIIe siècle)…

A travers cette cérémonie, le culte de la Sainte-Mère apporte aux fidèles l’espoir d’une vie meilleure et la foi en la force du bien. Un savant américain a estimé que cette cérémonie était comme un musée conservant la tradition culturelle des Vietnamiens.

Source: AVI

http://guidefrancophoneauvietnam.com/2014/12/29/hau-dong-le-rite-majeur-du-culte-de-la-sainte-mere/

LINH THAO : Revenir à l’essence du chant châu van

02/11/2013 23:08
Le chant châu van est un art religieux joué pour invoquer les esprits durant le rituel hâu dông (médiumnité), qui relève du culte de la Déesse-Mère. Mais devant son utilisation détournée pour des pratiques superstitieuses, les experts jugent nécessaire de retrouver l’essence de cet art.
Le chant +châu van+, une forme de musique pour invoquer les esprits durant le rituel +hâu dông+ (médiumnité). Photo : Dô Hà/CVN

Le chant châu van, également connu sous le nom de hat van ou hat bong, est originaire du delta du fleuve Rouge, plus précisément de la province de Nam Dinh (Nord). C’est une forme d’art religieux qui combine chant et danse pour invoquer les esprits durant les cérémonies de possession du culte hâu dông (médiumnité), censé aider les gens à communiquer avec les divinités par l’intermédiaire des chamans.

Le rite hâu dông et le chant châu van sont souvent réalisés dans les temples où les saints sont vénérés. Les paroles, souvent recherchées, vantent les mérites de divinités bienfaisantes et sont accompagnées de musique (tambourin, castagnettes et cymbales, viole à deux cordes). Le point culminant est la transe du médium, considéré comme un lien entre le monde visible et invisible. Au cours du rite, les esprits des saints sont censés s’incarner dans le médium, qui ensuite danse au rythme d’airs interprétés par les chanteurs et instrumentistes.

Depuis de longues années, le châu van est souvent pratiqué dans le cadre de pratiques superstitieuses qui n’ont rien à voir avec l’essence de cet art, et qui par la même le menacent.

À la recherche des airs authentiques

Dans le but de retrouver l’authenticité de cet art traditionnel, un festival du chant châu van a été organisé du 25 septembre au 5 octobre 2013, à Hanoi. Le premier du genre. Une vue générale et précise sur ce genre artistique unique (son histoire, son développement, sa valeur, son rôle dans la vie spirituelle des habitants) a été présentée au public. Les séances d’interprétation ont été largement applaudies par l’audience, montrant que cette forme d’art a toujours sa place dans la société moderne.

Pour la première fois, un festival dédié au chant châu van a été organize du 25 septembre au 5 octobre 2013, à Hanoi. Photo : Dô Hà/CVN

Réunis dans un colloque sur la préservation et la valorisation du chant châu van dans la société moderne, organisé dans le cadre de ce festival, des experts ont souligné la nécessité d’agir pour préserver les airs authentiques. La question fondamentale a été : comment faire pour que ce chant soit préservé, sans les dérives malencontreuses que l’on constate ici et là ?

D’après le Docteur Ngô Duc Thinh, chef du Club de préservation du châu van du Vietnam, il s’agit d’une forme précieuse d’art religieux qui doit être préservée, valorisée et présentée au public tant vietnamien qu’étranger. «Le problème, c’est que dans de nombreuses localités, ce chant est interprété dans le cadre de pratiques de superstition. Ce qu’il faut, c’est à la fois mieux gérer les pratiquants et sensibiliser le public sur l’essence de cet art», fait-il remarquer.

Le Docteur Thinh a estimé que la situation actuelle résultait de l’absence d’organisme chargé de la gestion de cet art.

En faire un art scénique ?

Conscient de l’intérêt du public envers cette forme de musique, plusieurs théâtres ont essayé de le présenter sur scène. Les pièces Ba gia dông (Trois séances de médiumnité) du Théâtre chèo (théâtre traditionnel populaire) de Hanoi et Tâm linh Viêt (Prémonition vietnamienne) du Théâtre de la jeunesse en sont deux exemples. Le Docteur Ngô Duc Thinh se félicité de l’entrée sur scène du chant châu van.

Bien que partisan de la préservation du chant châu van, le prof. Tô Ngoc Thanh, président de l’Association des lettres et des arts du Vietnam, se déclare opposé à son arrivée sur scène. «Je pense qu’on ne peut pas faire entrer ce chant sur la scène d’un théâtre tout simplement parce qu’il s’agit d’un art qui a trait au spirituel, et que donc il doit être interprété dans des lieux sacrés !», argumente-t-il.

S’il y a consensus dans la préservation du chant châu van, les avis divergent quant aux approches ainsi qu’aux méthodes de préservation. Quoi qu’il en soit, le chant châu van fera bien partie des 12 nouveaux patrimoines culturels immatériels du Vietnam dont les dossiers de candidature seront préparés d’ici à 2016 en vue d’une inscription au patrimoine culturel immatériel et oral de l’humanité.
Linh Thao/CVN

http://lecourrier.vn/revenir-a-lessence-du-chant-chau-van/108071.html

Association d’Amitié Franco-Vietnamienne (AAFV) : TRAN VAN KHE (1921-2015)

L’AAFV en bref > Carnet de l’AAFV > Disparitions

TRAN VAN KHE 1921-2015

Dernier ajout : 25 juin.

 Trần Văn Khê ou une remarquable figure de LIBERTE, s’est éteint à Hochiminhville où il résidait à nouveau depuis 2005 dans « sa » maison-musée dont il avait dessiné le jardin, le 24 juin 2015 à l’âge de 94 ans

Trần Văn Khê, est né le 24 juillet 1921 à Binh Hoà Dông, un village, à une centaine de kilomètres à l’ouest d’Hochiminhville dans une famille de musiciens depuis plusieurs générations. Orphelin de mère, puis de père, à 10 ans, il est recueilli par son oncle numéro 5, Nguyễn Tri Khương (1890-1962) [1]. Fabuleusement doué, après des études de médecine à Hanoi, partisan du Viet Nam libre Trần Văn Khê mène une campagne ouverte anti-française. Arrêté en 1949, il aurait du être fusillé mais grâce à un engagé volontaire, il part pour la France qu’il combattait. A Paris, il rentre à Sciences Po tandis qu’il affronte pendant plus de 3 ans une maladie qui l’invalidera pour le reste de sa vie. Érudit mais avec une sensibilité d’artiste, il choisira définitivement et par vocation la musique qui en a fait ce génial ethnomusicologue reconnu dans le monde entier. Trần Văn Khê n’a jamais obtenu la nationalité française et définitivement libre, il avait prévu ne pas vouloir de funérailles nationales…
Il avait choisi ce poème en 2014 qu’il chantait de sa voix venue des profondeurs de son être.

 [2]

  Lý Trường MÃN GIÁC 滿覺 (1052 – 1096) CONSOLATION Il dit avant de mourir :

春去 百 花 落
春到 百 花 開
事逐 眼 前 過
老從 頭 上 來

莫 謂春 殘 花 落 儘
庭 前昨 夜 一 枝 梅

Le printemps est passé, cent fleurs jonchent le sol,
Le printemps est revenu, cent fleurs s’épanouissent.

Ainsi file la vie,
Doucement la vieillesse s’empare de nos têtes.

Ne pensons plus à toutes ces fleurs fanées,
La nuit dernière devant la cour, une branche de prunier a fleuri.

Xuân ruổi, trăm hoa rụng,
Xuân tới, trăm hoa cười.
Trước mắt, việc đi mãi,

Trên đầu, già đến rồi.

Ðừng tưởng xuân tàn hoa rụng hết,
Ðêm qua, sân trước, một cành mai.

http://www.aafv.org/tran-van-khe-1921-2015

Un hommage lui sera rendu le 26 novembre 2015 à la maison des cultures du Monde 101 boulevard Raspail avec Simha Arom, François Picard, Cheng Shui Sheng, Tran Quang Hai, son fils ethnomusicologue et Bach Yen et Hô Thuy Tien. Dom de miscault
Centre Mandapa

 ————————————-

Tran Van Khê , passeur de musiques et messager de paix

 Thuy Tiên HO, réalisatrice

Le Professeur Tran Van Khê est décédé au Vietnam, le 24 juin 2015. Il aurait eu 95 ans le 24 juillet. Il rejoint définitivement la terre de ses ancêtres.
Il n’avait pas peur de la mort, il l’avait croisée plusieurs fois. Il avait prévu, dans les moindres détails, les cérémonies funéraires qui suivraient sa disparition car il ne voulait aucune récupération d’aucune sorte. Donc pas de funérailles nationales…
Pas de dépenses inutiles non plus. Il voulait que l’argent consacré aux fleurs ou les dons faits en de telles occasions servent à créer une bourse destinée à quelqu’un, musicien ou chercheur, qui se consacrerait à la musique traditionnelle. Il voulait que cette bourse devienne pérenne. Il souhaitait aussi que
musicien(ne)s, ses élèves jouent une dernière fois pour lui.
ses obsèques ne soient pas tristes et que ses ami(e)s
La maison qu’il occupait à Ho Chi Minh Ville depuis son retour au Vietnam en 2005 va devenir un lieu de souvenir dédié à la culture et à la connaissance de la musique traditionnelle, non seulement du Vietnam, mais aussi de l’Inde, de la Chine, du Japon de l’Iran… On y retrouvera les documents qu’il a enregistrés, photographiés, filmés ou publiés pendant plus de 50 ans et qui seront accessibles aux chercheurs et aux étudiants. Ses instruments de musique personnels ainsi que ceux rapportés lors de ses nombreux voyages et missions y seront exposés.
Orphelin de mère à l’âge de 9 ans, puis de père à l’âge de 10 ans, Tran Van Khê nait dans une famille dans laquelle on est musicien depuis plusieurs générations ; il sera élevé pour devenir musicien et chanteur traditionnel, même si plus tard, jeune étudiant, il s’orientera, pendant un temps, vers la médecine.

L’Histoire tumultueuse que traverse le Vietnam depuis l’occupation japonaise jusqu’à la fin de la colonisation française fera très vite basculer sa vie. Arrêté au Vietnam pour ses activités de résistant il aurait dû être fusillé. Il ne devra la vie sauve qu’à une rencontre avec un soldat français, engagé volontaire qui lui permettra de s’évader.
Et, c’est paradoxalement ce pays qu’il combat qui va l’accueillir en 1949 et dans lequel il deviendra cet ethnomusicologue respecté dans le monde entier.

Il avait combattu au Vietnam la France coloniale de l’époque, et c’est en « exil » qu’il va vivre la guerre menée par les Etats-Unis contre son pays.
Cette guerre sera toujours présente en lui. En déplacement aux Etats Unis pour un congrès international, il refusera de se rendre à la Maison Blanche à l’invitation du président de l’époque, et ce, lui fait-il répondre, « tant que les Etats Unis porteront la guerre dans mon pays ». Face aux étudiants des universités américaines venus écouter le musicien, il explique la guerre du Vietnam et joue en mémoire des morts des deux pays.
Acteur-témoin de l’Histoire politique et culturelle du Vietnam et de la France, que de chemin parcouru entre le brillant étudiant en médecine, le chanteur de variétés habillé et gominé comme Tino Rossi, le musicien de jazz à ses heures perdues, l’acteur de cinéma, le diplômé de Sciences Politiques et l’ethnomusicologue, musicien traditionnel qu’il est devenu.

Tran Van Khê a donné des conférences, joué et chanté dans près de 60 pays, sur tous les continents, partageant la scène avec des musiciens prestigieux, tels Yehudi Menuhin ou Ravi Shankar. Il a fait l’objet de nombreuses émissions de radio et de télévision aux cours desquelles il a pu parler de son métier et de son engagement pour la préservation des musiques traditionnelles, patrimoine culturel de l’humanité.
Il a toujours voulu, à travers ses activités, être « un pont » entre son pays d’adoption et son pays d’origine. C’est sans doute pour cela que le président Mitterrand, lorsqu’il voulut renouer les liens avec son ancienne colonie, demandera à Tran Van Khê de l’accompagner dans son voyage.

Mais pour moi, Tran Van Khê est plus que ce personnage respecté et admiré par ses pairs, par ses étudiants et son public à travers le monde. il est cet oncle avec lequel depuis l’enfance j’ai tissé des liens d’amour et de complicité et au sujet duquel j’ai entrepris, il y a une vingtaine d’années la réalisation d’un film.
Tran Van Khê est entré dans ma vie par la magie du cinéma, j’avais six ans. Un jour, ma mère m’amena au cinéma. Sur l’immense écran, je découvris le visage et la voix de l’homme qui changea ma vie ; Tran Van Khê jouait le rôle d’un policier dans un film d’André Pergament, intitulé « La rivière des trois jonques ». Je le trouvais sévère mais juste ; il représentait la loi !

Cousin de ma mère, ils s’étaient perdus de vue à cause de la guerre. En 1958, il emménage avec nous dans la proche banlieue parisienne. Merveilleux conteur, il nous racontait chaque soir avant le coucher, « le Singe Pèlerin ». Il accompagnait ses paroles avec les gestes du théâtre chinois, ménageait ses effets et le suspense. Nous étions fascinés. Au fil des années, c’est lui qui m’éduquera, mettra en chansons mes tables de multiplication, mes cours d’histoire, de géographie et de sciences naturelles afin que je les retienne plus facilement … Il était fier de ce que j’étais devenue. Je lui dois beaucoup. Ma peine est immense…

En avril dernier, j’étais au Vietnam, je lui ai rendu visite chaque jour pendant 2 mois, équipée de ma caméra pour saisir tous les instants qui pourraient encore enrichir mon film.
Lorsque j’arrivais à 9h, sa journée était déjà bien commencée ; il avait pris connaissance des nouvelles du monde, dicté son courrier, ses réponses sur son Facebook. Puis il se mettait au travail ; toutes ses recherches ayant été consignées en français, aidé de son
assistant, il écoutait, répertoriait des enregistrements datant de plusieurs décennies. Il donnait le lieu, la date, et le nom de l’instrument de musique. Sa mémoire et son envie de transmettre étaient intactes.
L’après midi, il dictait les pages qui devaient être celles d’un nouveau livre le concernant, constitué essentiellement de photos inédites, drôles, étonnantes de lui. Il écoutait et choisissait les chansons qu’il avait interprétées dans des versions inédites, certaines remontant à plus de 50 ans. Elles devaient sortir sous forme de CD. Il se réjouissait, en préparant ainsi son 95ème anniversaire, à l’idée de montrer une facette inconnue, moins « sérieuse » du personnage officiel.

Puis venait mon tour de lui prendre un peu de son temps précieux. Sa vue ayant beaucoup baissé, il ne pouvait pas lire la retranscription de ses interviews que j’avais filmées en français. Comme je ne voulais pas d’une autre voix que la sienne pour le doublage en vietnamien, alors, je les lui lisais et il devait les mémoriser pour les traduire fidèlement, puis les enregistrer. En raison de son âge, j’avais prévu 2h d’enregistrement par jour pendant 15 jours, mais il ne nous faudra que 3 jours pour tout achever. Sa voix était toujours aussi puissante et magnifique. Il nous a tous surpris, il était heureux et impatient de voir le film terminé.
Lorsque je l’ai quitté le 24 mai, nous nous étions donné rendez vous pour le mois d’octobre, pour la diffusion du film à la télévision vietnamienne. Il ne sera pas au rendez vous.
Paris, le 3 juillet 2015

PDF - 189.5 ko
pochette de disque

cliquez sur 240 le jardin de Tran Van Khé
à Vitry en 2000

 Mr. Tran Van Khê has passed away today the 24th june.

Giáo sư-Tiến sĩ TRẦN VĂN KHÊ sinh ngày 24-7-1921 tại làng Vĩnh Kim, quận Châu Thành, tỉnh Mỹ Tho (nay là Tiền Giang).
+ Nguyên Giám đốc Nghiên cứu, Trung tâm Quốc gia Nghiên cứu Khoa học của nước Cộng hòa Pháp.
+ Thành viên Hội đồng Quốc tế Âm nhạc của UNESCO, 10 năm liền là Chủ tịch Ban tuyển chọn Quốc tế của Diễn đàn âm nhạc Châu Á.
+ Viện sĩ Thông tấn Viện hàn lâm Khoa học, Văn Chương và Nghệ thuật Châu Âu.
Sau một thời gian bị bệnh nặng, mặc dù đã được bệnh viện và gia đình tận tình cứu chữa và chăm sóc nhưng do tuổi cao, sức yếu đã từ trần vào lúc 2g55 phút sáng, ngày 24 tháng 6 năm 2015 (nhằm ngày mùng 9 tháng 5 năm Ất Mùi), hưởng thọ 94 tuổi.
Linh cữu Giáo sư – Tiến sĩ Trần Văn Khê được quàn tại nhà số 32 Huỳnh Đình Hai, phường 24, quận Bình Thạnh, thành phố Hồ Chí Minh.
Lễ viếng sẽ bắt đầu từ 12 giờ trưa ngày 26 -6-2015.
Lễ truy điệu và lễ động quan được bắt đầu vào lúc 6 giờ sáng, ngày 29-6-2015.
Ngay sau lễ động quan, linh cữu sẽ được đưa đi hỏa táng tại Nghĩa trang Hoa Viên Chánh Phú Hòa, huyện Bến Cát, tỉnh Bình Dương

http://www.thanhnien.com.vn/van-hoa-nghe-thuat/giao-su-tran-van-khe-qua-doi-573711.html-
La presse a publié cet article il y a quelques heures.
http://www.vietnambreakingnews.com/2015/06/vietnams-legendary-musicologist-tran-van-khe-dies-at-94/

M. le Professeur Tran Van Khê était un immense musicologue, reconnu dans le monde entier (https://fr.wikipedia.org/wiki/Tr%E1%BA%A7n_V%C4%83n_Kh%C3%AA).

« He also demanded that a band, consisting of his fellows and students, perform traditional Vietnamese music at the funeral »
https://www.youtube.com/watch?v=wPBqGrq8Pbo

Le dernier chant de Tran Van Khe… Voir la fin de ce film
https://www.youtube.com/watch?v=bUH6VO7-Vvo&feature=youtu.be

TRẦN VĂN KHÊ (1921-2015)

Trần Văn Khê, éminent ethnomusicologue à qui l’on doit le renouveau et la préservation de la musique traditionnelle vietnamienne s’est éteint le 24 juin 2015 à Hồ Chí Minh Ville (Việt Nam). Avec une somme immense de recherche, d’enseignement et d’interprétation, cet infatigable conservateur des arts a légué au Viet Nam et au monde un héritage précieux et pérenne.
Né à Mỹ Tho, Sud Vietnam, Trần Văn Khê poursuivit ses études de médecine à Hà Nội, de sciences politiques (relations internationales) à Paris avant de se consacrer à la musicologie qui est devenue la passion de toute sa vie. Avec une thèse sur la musique traditionnelle vietnamienne il obtint le doctorat en musicologie avec félicitations du jury à l’Université de Paris – Sorbonne en 1958, entamant ainsi une carrière exceptionnelle vouée à la musique traditionnelle vietnamienne. Investi Professeur par son alma mater en 1967, le musicologue consacra sa vie entière à l’étude des musiques du monde et au renouveau des traditions de musique orale de son Viet Nam natal .

Au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) à Paris où il travailla près de 30 ans, il entreprit non seulement des recherches approfondies sur la musique traditionnelle vietnamienne, mais aussi des études comparatives d’instruments de musique, de théorie et des langages musicaux des pays asiatiques. Sa vaste expertise fut partagée dans le cadre de près de 200 congrès internationaux à travers le monde et de quelques 200 articles publiés dans de nombreuses langues, notamment dans « Le courrier de l’UNESCO ». Avec une attention particulière au Viet Nam, sur la base de plus de 600 heures de musique et de conversations enregistrées avec de grands interprètes, Trần Văn Khê a été le premier à produire des enregistrements de musique traditionnelle vietnamienne (folklorique et cérémonielle), un art considéré jusque là comme quasiment perdu. Il a également fait revivre d’anciennes formes musicales telles que le théâtre populaire CHÈO, le chant des chanteuses professionnelles CA TRÙ, le chant alterné QUAN HỌ, la musique dite des amateurs du Sud Viet Nam ĐỜN CA TÀI TỬ NAM BỘ, et la musique liturgique bouddhique NHẠC PHẬT GIÁO. L’ethnomusicologue a aussi codifié la musique des instruments à cordes du Viet Nam, notamment le ĐÀN TRANH (cithare vietnamienne).

Sa stature dans le monde de l’ethnomusicologie est attestée par son appartenance à plusieurs organisations scientifiques prestigieuses , telles que la Société Internationale de Musicologie, les Sociétés Française et Américaine d’Ethnomusicologie, la Société de Musique Asiatique, le Conseil International de Musique de l’UNESO, ainsi que le Conseil International de Musique Traditonnelle (il fut vice président puis membre honoraire à vie de ces deux conseils).
Outre ses activités de recherche, Trần Văn Khê a enseigné l’ethnmusicologie pendant près de 30 ans à l’Université de Paris –Sorbonne, au Centre d’Etudes de Musique Orientale qu’il avait fondé en 1959 à Paris. Il a supervisé et dirigé de nombreuses

TRẦN VĂN KHÊ
maîtrises et thèses de doctorat. Il fut professeur invité notamment à de nombreuses universités dans le monde : Académie de musique Franz Liszt (Budapest), Université de Californie Los Angeles (UCLA), Université de Hawaii (Manoa), Université d’Australie occidentale (Perth), Université des Philippines (Manille), et Institut National de Musique de l’Algérie. Trần Văn Khê a également donné de nombreuses conférences sur la musique asiatique et sa méthodologie à tout un éventail d’institutions d’enseignement supérieur et de recherche allant du Conservatoire Tchaikovsky (Moscou) au Conservatoire Central de Pékin ou au Centre National des Arts de la Scène de Bombay (Inde).

Aux yeux de ses compatriotes, son accomplissement le plus remarquable fut la préservation et la promotion de la musique traditionnelle vietnamienne. Au cours de ses nombreux voyages de recherche au Viet Nam alors qu’il résidait en France et en particulier après son retour au pays natal en 2006, Trần Văn Khê s’est consacré sans relâche à sensibiliser et à intéresser le public vietnamien à ce patrimoine culturel unique, en particulier chez les jeunes. Largement connu pour son talent remarquable, il a su combiner intimement son ẻrudition académique avec la capacité d’animation d’un interprète. « Thầy Khê » (« Maître Khê », vocable affectueux que le public lui réservait) était un véritable conteur qui fascinait tous ses publics, jeunes et moins jeunes, au sein et en dehors du monde de la musique, vietnamien ainsi que non vietnamien. Son rayonnement et son impact ont èté amplifiés par sa participation fréquente à des programmes de télévision et de radio à la fois au niveau international (par exemple NHK Japon, Radio et Télévision de Téhéran, Radio BBC, France Culture, Radio et Télévision du Québec) et au sein du Viet Nam.
Parmi les nombreux honneurs qui lui ont été conférés, on peut citer : Grand Prix de l’Académie du Disque Français (1960 et 1970), Docteur Honoris Causa de l’Université d’Ottawa (1975), Prix IMC Unesco (1981), Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres (1991), Membre correspondant de l’Académie Européenne des Sciences, des Arts et des Lettres (1993), Médaille du Travail – Première Classe, République Socialiste du .Viet Nam (1999), Chevalier des Palmes Académiques, France (1999), Prix Phan Châu Trinh, Viet Nam (2011).
L’œuvre de Trần Văn Khê se perpétuera à travers les travaux de nombreux chercheurs et musiciens, en particulier ceux de son fils aîné Dr. Trần Quang Hải, lui-même ethnomusicologue et musicien, de la cinquième génération./.
La famille de Trần Văn Khê

Notes

[1Erudit et célèbre évêque Caodaï

[2Un livre des moines Bouddhistes dans le Viêt Nam d’autrefois, 2005 page 92 – « murmures aujourd’hui »2014

Portfolio

  • en face
  • fin 2009 à la pagode Gia Lam
  • fin 2009 à la pagode Gia Lam
  • Cet entretien avec Tran Van Khe à Ho Chi Minh Ville le 19 novembre 2011 est (...)
  • maison musée de tran van khe
  • sa présence le 22 novembre 2011 au vernissage de l'exposition Khoa de (...)
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fin 2009 à la pagode Gia Lam
http://www.aafv.org/tran-van-khe-1921-2015?id_document=5119

DOMINIQUE DE MISCAULT : TRAN VAN KHE : REMARQUABLE FIGURE DE LIBERTÉ

DOMINIQUE DE MISCAULT : TRAN VAN KHE : REMARQUABLE FIGURE DE LIBERTÉ

tran van khe photo funeral

Trần Văn Khê ou une remarquable figure deLIBERTE, s’est éteint à Hochiminhville où ilrésidait à nouveau depuis 2005 dans sa maison-musée dont il avait dessiné le jardin, le 24 juin 2015 à l’âge de 94 ans

Trần Văn Khê, est né le 24 juillet 1921 à Binh Hoà Dông, un village, à une centaine de kilomètres à l’ouest d’Hochiminhville dans une famille de musiciens depuis plusieurs générations. Orphelin de mère, puis de père, à 10 ans, il est recueilli par son oncle numéro 5, Nguyễn Tri Khương (1890-1962) 1. Fabuleusement doué,  après des études de médecine à Hanoi, partisan du Viet Nam libre Trần Văn Khê mène une campagne ouverte anti- française. Arrêté en 1949, il aurait du être fusillé mais grâce à un engagé volontaire,

il part pour la France qu’il combattait. A Paris, il rentre à Sciences Po tandis qu’il affronte pendant plus de 3 ans une maladie qui l’invalidera pour le reste de sa vie. Erudit mais avec une sensibilité d’artiste, il choisira définitivement et par vocation la musique qui en a fait ce génial ethnomusicologue reconnu dans le monde entier. Trần Văn Khê n’a jamais obtenu la nationalité française et définitivement libre, il avait prévu ne pas vouloir de funérailles nationales…

Il avait choisi ce poème en 2014 qu’il chantait de sa voix venue des profondeurs de son 2Lý Trường MÃN GIÁC 滿覺 (1052 – 1096)

Il dit avant de mourir :

春去 百 花 落

春到 百 花 開

事逐 眼 前 過

老從 頭 上 來

莫 謂春 殘 花 落 儘

庭 前昨 夜 一 枝 梅

Le printemps est passé, cent fleurs jonchent le sol,

Le printemps est revenu, cent fleurs s’épanouissent.


Doucement la vieillesse s’empare de nos têtes.

La nuit dernière devant la cour, une branche de prunier a fleuri.

Ainsi file la vie,

Ne pensons plus à toutes ces fleurs fanées,

Xuân ruổi, trăm hoa rụng,

Xuân tới, trăm hoa cười.

Trước mắt, việc đi mãi,


Trên đầu, già đến rồi.


Ðừng tưởng xuân tàn hoa rụng hết,

Ðêm qua, sân trước, một cành mai.

http://www.aafv.org/tran-van-khe-1921-2015

1 Erudit et célèbre évêque Caodaï

2 Un livre des moines Bouddhistes dans le Viêt Nam d’autrefois, 2005 page 92 – « murmures aujourd’hui »2014

Un hommage lui sera rendu le 26 novembre 2015 à la maison des cultures du Monde 101 boulevard Raspail avec Simha Arom, François Picard, Cheng Shui Sheng, Tran Quang Hai, son fils ethnomusicologue et Bach Yen et Hô Thuy Tien.

TRẦN VĂN KHÊ : BIOGRAPHIE EN FRANCAIS

TVK ĐỜN TY BA

CURRICULUM  VITAE

Nom : TRÂN

Prénom : Văn Khê

– Co-coordinateur du Projet de l’UNESCO. « The Universe of Music, a History ».

– Membre du Comité éditorial de la Collection des disques UNESCO.

– Membre d’honneur à vie du Conseil International de la musique (UNESCO).

– Ancien Directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS).

– Ancien Professeur à l’UER de Musique et Musicologie, Université de Paris – Sorbonne.

Date de naissance : 24 juillet 1921

Lieu de naissance : Binh Hoà Dông, My Tho,

Tiên Giang, Viêt Nam

Adresse : 32 Huynh Dinh Hai, Binh Thanh (Viet Nam)

Téléphone et fax : (08) 3.551.1249

Email : trantruongca@yahoo.conm.vn

Sexe : Masculin

Nationalité : Vietnamienne, résident permanent en France

Eyay civil :  Divorcé

Quatre enfants :

Trân Quang Hai, né en 1944 (fils)

Trân Quang Minh, né 1946 (fils)

Trân Thi Thuy Tiên, née en 1948 (fille)

Trân Thi Thuy Ngoc, née en1950 (fille)

Sécurité sociale : en France  1 21 07 98 504 124 (58)

Sécurité sociale : aux Etats Unis  576 39 66 98

2

1958 : Doctorat (Lettres-Musique) UNIVERSITE DE PARIS- SORBONNE.

1951 Diplôme de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (Science-Po, Relations Internationales).

1943 : Premier certificat de Médecine (Université de Hà Nôi).

1942 : Certificat de P.C.B. (Université de Hà Nôi).

1941 : Baccalauréat (Philosophie) Lycée Pétrus Ky, Saïgon.

1940   : Baccalauréat (1ère partie) Lycée Pétrus Ky, Saïgon.

EXPERIENCE PERSONNELLE

Depuis 1982              Membre du Conseil Scientifique de l’Institut de recherche sur

la Musique et la Danse à Ho Chi Minh Ville

1960-1988 Chercheur au CNRS (Centre National de la Recherche

1972-1988 Directeur de recherche.

1968-1972 Maître de recherche.

1964-1968 Chargé de recherche.

1960-1964 Attaché de recherche.

2)         Enseignement

1999-2003                   Professeur à l’Université privée Hùng Vuong à Ho Chi Minh Ville

1996 mai Professeur invité : Classe supérieure de Musique de Cour du Viêt Nam,

Université de Huê.

1992 oct-nov Professeur invité à l’Institut bouddhique Linh Son de Taïwan.

1991 sept-janvier 1992 Professeur invité à « l’Université des Arts » de Taiwan (Taipei)

1989 jan-mars Professeur invité à l’Université des Philippines.à Manila

1988 jan-sept Fulbright Scholar, visiting Professor

University of Hawaï at Manoa, Honolulu, USA.

3

1966-1988 Professeur à l’Université de Paris-Sorbonne.

Ethnomusicologie et Introduction aux Traditions Musicales en Asie.

Licence   :1968 – 1988

Maîtrise   :1968 – 1880

Doctorat :1970 – 1988 : Direction des travaux de recherche pour les

candidats à la Maîtrise et aux Doctorats (3ème cycle, Doctorat d’Etat).

1959 – 1988 Professeur, Directeur d’Etudes, puis Président du Centre d’Etude de

Musique Orientale (créé sous les auspices de l’Institut de Musicologie

de Paris), Université de Paris-Sorbonne.

1984 – 1987 Directeur du Séminaire sur « Les chants alternés en Asie du Sud

Est ».

Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.Paris

1977 – 1987 Tous les ans, pendant une période de 2 mois.

Professeur invité à l’Institut de Musicologie du Viêt Nam.

1975 – 1980 Professeur de « Musique bouddhique du Viêt Nam dans le cadre du

cours de Musique liturgique » à l’Institut catholique de Paris.

1983 août Professeur invité à l’Université de Hawaï à Manoa, Honolulu, Etats

(Cours d’été) : « Introduction aux traditions musicales de l’Asie ».

1983 mai Professeur invité à l’Université de Western Australia, Perth,

Séminaire sur : «L’éducation musicale ».

1981 Ocrobre Professeur invité à l’Académie Listz (Budapest, Hongrie).

1979 Mars Professeur invité à l’Académie Listz ( Budapest, Hongrie )

1979  et 1977 (Cours d’été) : « Musique vietnamienne à l’Ecole Interculturelle »

de Venise.

1977 (été) Cours sur les Musiques d’Asie, en particulier sur la musique coréenne.

Camp des Jeunesses Musicales Internationales à Grozgnan, Yougoslavie.

1973 et 1972 (août) Professeur invité à Vicenza (Italie).

1972 (octobre) Professeur invité à Carbondale (University of Southern Illinois) USA.

1971 Professeur invité à la Faculté de Musique, Université de Montréal, PQ,

4

Canada.

1968 (sept) Professeur invité à l’Institute of Musicology, (UCLA) University of

California, Los Angeles, Etats Unis.

2) Conférences dans plusieurs Universités : entre autres.

1976-1978     Ecole de Musique et Institut de Musicologie du Viet Nam à Hà Nôi

1976-2002        Universités de Hô Chi Minh Ville, tous les ans à l’occasion

des missions du  CNRS au Viet Nam.

1994-1996                   Université de Huê

1990                      Université de Montreal

1988 (avril-sept) Université de Berkeley (California) Etats Unis

(septembre) Université de Maryland, Baltimore County, Etats Unis.

1987 (juin) Conservatoire Central de Beijing (Pékin).

Conservatoire de Tian Jian (Rép. Populaire de Chine).

Conservatoire de Xian (Rép. Populaire de Chine).

Institut de Recherche sur la Musique à Beijing (Pékin).

1985 (août) Université de Antatanarivo (Madagascar).

1985 (juillet) Kunitachi College (Japon).

1984 (novembre) Université de Wellington (Nouvelle Zélande).

Bibliothèque Nationale à Wellington.

1984 (mars) Université de Venise (Italie)

1983 (avril) Université de Venise

1982 (juin) Université de Harvard (Boston), Etats Unis.

1981 (septembre) Université de Venise.

1981 (mai) Conservatoire Tchaikowsky (Moscou)

Classe du Professeur Mikhailov.

1980 (août) Institut National de Musique (Alger) Algérie.

1976 (septembre) National Center for the Performing Arts, (Bombay), Inde.

1976 (juin) Université de Téhéran (Iran).

1974 (août) Conservatoire de Saïgon (République du Viêt Nam).

Université bouddhique Van Hanh (Saïgon).

Institution catholique Taberd (Saïgon).

5

Centre Culturel français (Saïgon).

1974 (juillet) Université de Sao Paulo, (Brésil).

1972 (août) Université de Shiraz, (Iran).

1966 (mai) Sangeet Natak Akademi, (New Delhi) Inde.

1961 (mai) Sangeet Natak Akademi, (New Delhi) Inde.

1961 (avril) Association des musiciens traditionnels (Taïpei), Taïwan.

1961 (avril- mai) Université d’Ueno (Tokyo), Japon.

Ecole de Koto (Maître Nakashima, Maître Yuize Shinichi).

3) Emissions de Radiodiffusion et de Télévision.

1976 (jusqu’à ce jour 2003)

TV Ho Chi Minh Ville (HTV7, HTV 9), TV de Can Tho,

TV de Binh Duong, Hanoi (HTV1, HTV3, HTV4) plusieurs

programmes par an, sur les traits caractéristiques de la

musique traditionnelle du Viet Nam, les marionnettes sur

eau, la gastronomie vietnamienne

Radio- Canada   Emission de Mme L. Chalifoux  » Une

oreille sur le monde » Retransmission en différé de la soirée

organisée par Philmultic à Red Path Hall, Mc Gill

University, le 24 Octobre 2001, sur  » Musique

vietnamienne, Musique chinoise avec la participation du

Prof. Tran Van Khe, Liu Fang et Duc Thanh

Radio Canada : Emission de Mme. L. Chalifoux :

«L’improvisation dans la musique vietnamienne» avec la

participation de M. Duc Thành et Mlle Ngoc Lan.

Interviewé par Mme Elizabeth. Gagnon.

1997 (18 juin) Radio Canada : Emission de L. Chalifoux : «Une oreille sur le monde».

Interviewé par Elizabeth Gagnon sur « La musique vietnamienne Hier et

Aujourd’hui ».

1997 2 émissions télévisées : TV Hô Chi Minh ville :

– Traits de beauté dans la musique vietnamienne ;

6

– Le « Dàn kim » ou « Dàn nguyêt », luth en forme de lune.

1996-1995-1992 Chaque année, une émission sur la musique traditionnelle du Viêt Nam

avec la participation du groupe « Tiêng Hat Quê Huong »

(Le chant de la Terre Natale).

1995 Radio Canada : Emission de Mme L. Chalifoux : « Une oreille sur le

monde ».

Interviewé par Mme E. Gagnon sur « Les différents genres de musique

traditionnelle du Japon » : Gagaku, Nô, Shômyô etc…

1994 Radio Canada : Emission de Mme L. Chalifoux : Interviewé par

Mme E. Gagnon sur :

« La voix dans la musique traditionnelle du Viêt Nam ».

1992 Télévision de Hô Chi Minh ville : « Musique traditionnelle

du Viet Nam avec la participation du groupe « Tiêng Hat Quê

Huong ».

1989 (mars) A partir du 17 mars : pendant 3 semaines consécutives,

(Tout le vendredi et dimanche soirs)

5 émissions télévisées : « Causeries sur la musique traditionnelle au Viêt Nam »

avec illustrations par le conférencier et par des groupes de musique

traditionnelle Télévision de Hô Chi Minh ville.

1989 (août) 5 émissions de Radiodiffusion sur la musique et les arts du spectacle

Station de Radiodiffusion de Hô Chi Minh ville.

1989 Et tous les ans depuis 1976 sauf pour les années 1985 et 1988,

« Télévision de Hô Chi Minh ville » une heure d’émission sur la

musique traditionnelle du Viêt Nam, à l’occasion de chaque

mission du CNRS. Programme retransmis souvent par la Télévision

de Hà Nôi, Télévision Quang Nam, Dà Nang.

1988 (septembre) Radiodiffusion de l’Université de Washington DC. Interview de

M. Trân Van Khê par M. Mike Cuthbert sur la musique traditionnelle

du Viêt Nam avec illustrations en direct par M. Trân Van Khê.

1988 (avril) Télévision de Honolulu, Channel 2 : Interview de M. Trân

Van Khê par Mme E. Temmingban sur son « Atelier de

musique traditionnelle du Viêt Nam », à l’Ecole élémentaire

Queen Lydia Liliuokalani à Honolulu.

1987 (juillet) Radio & Télévision du Québec :

Musique vietnamienne.

Radio : Interviewé par M. Benoit Marleau.

7

Télévision : Interviewé par M. Michel Rivard.

Radio de Montréal :

Entretien avec Mme Elizabeth. Gagnon sur la

« Musique Traditionnelle du Viêt Nam ».

Illustration par le conférencier au Dàn Tranh vietnamien.

1985 (octobre) Télévision et Radiodiffusion de Antatanarivo (Madagascar).

Table ronde sur l’identité culturelle et sur la situation de la  musique

au Madagascar.

1985 (juillet) NHK (Tokyo) : Emission de télévision sur quelques instruments de

musique du Viêt Nam. Illustration par le conférencier.

NHK (Programme en langue vietnamienne) :

Interview sur la musique et la culture au Viêt Nam en 1985.

1985 (avril) France – Culture :  Emission sur Les contes vietnamiens.

1984 (mars) du 3 mars à 20 heures au 4 mars à 6 heures du matin :

« Nuit du Viêt Nam » : Présentation sur la scène de la Maison des

Cultures du Monde :

Des trois formes du théâtre musical du Viêt Nam : Hat Chèo, Hat

Tuông, Hat Cai Luong.

Présentation des pièces et des extraits de ces trois formes de théâtre

joués par les artistes venus spécialement du Viêt Nam, avec

M. Jacques Dupont.

Retransmission en direct par France Musique.

1983 (mai) Trois causeries sur « La musique et le théâtre du Viêt Nam », illustré

par le conférencier pour La Radiodiffusion de l’Université de

Western Australia, Perth, Australie.

1979 (octobre) Cinq causeries de 45 minutes chacune sur la musique au Viêt Nam

pour la Radio Budapest, Hongrie.

1979 (octobre) Télévision Melbourne : Journée Internationale de la Musique :

Déclamation d’un extrait de Kim Van Kieu,et accompagnement au Dàn Tranh ;

Congrès international à Perth: Conférence sur la Musique du Viêt Nam par

le conférencier (75 minutes).

Retransmission sur la Radiodiffusion Perth, Australie.

1976 (juin) Radio Télévision Téhéran : Débat retransmis en direct sur la valeur

de la Musique traditionnelle de l’Iran.

8

1975 (août) Radio Téhéran : Concert de Musique vietnamienne donné au «

Festival de Shiraz », Iran,  par M. Trân Van Khê et sa fille

Mlle Trân Thi Thuy Ngoc, retransmis en direct.

1974 (juillet) Radio Perth : Retransmission en différé du Concert de Musique

vietnamienne donné à l’occasion du Congrès de l’ISME (International

Society for Music Education).

1966 (avril) Television all India Radio : Sur le Congrès « Musics in Asia » tenu à

Manille (Les Philippines), avec M. Jack Bornoff, Secrétaire Exécutif du

Conseil International de la Musique à l’UNESCO.

Sur le Dàn Tranh, cithare vietnamienne à 16 cordes, et le Dàn Nhi,

vièle vietnamienne à 2 cordes.

All India Radio   : Programme en langue anglaise et ;

Programme en langue française : Musique vietnamienne.

1965 (avril) Programme en 6 cahiers sur la Musique Arabe, avec M. A Shiloah,

pour le GRM (Groupe de Recherche Musicale) dirigé par M. Pierre. Schaeffer.

1964 et 1962 Télévision française   :   Programme sur les instruments de

musique de Mme F. Vernillat :  Présentation des instruments

de musique du Viêt Nam :  Dàn Tranh et Trông (la cythare

et le tambour).

1963 Télévision française : Programme « La Musique et la Vie »

de M. Daniel.Lesur : Présentation d’instruments

vietnamiens : Dàn Tranh,

Dàn Nguyêt, Dàn Nhi, Trông.

Ce programme et celui enregistré à Tokyo par NHK en 1961 ont été

présentés à Vienne en 1966 à une Rencontre Internationale sur le

thème « Utilisation des moyens audio visuels pour l’enseignement

de la Musique ».

1962 (février) Radio Rabat (Maroc) : « La musique vietnamienne ».

1981 (mai) Télévision NHK (Tokyo, Japon).

Programme de Télévision avec le regretté Professeur Koizumi Fumio

(conférencier et interprète).

Mlle Hirai Sumiko (Koto) et Trân Van Khê (Dàn Tranh).

Techniques et répertoires du koto japonais et du Dàn

Tranh    vietnamien.

1961 (mai) All India Radio (New Delhi, Inde) : Musique Vietnamienne.

Programme en anglais et en français.

9

1958 – 1959 Radio  BBC : Programme en Langue Vietnamienne ;

Cinquante émissions en langue vietnamienne sur :

«La Musique et le Théâtre au Viêt Nam : Musique populaire,

Musique traditionnelle, Musique moderne».

«Légendes sur quelques instruments de musique en Asie».

AFFILIATIONS PERSONNELLES

Société Française de Musicologie

Société Internationale de Musicologie

Société Française d’Ethnomusicologie

Society for Ethnomusicology

Society for Asian Music

International Society for Music Education (ISME)

Société des Gens de Lettres (France)

International Council for Traditional Music (ICTM)

Conseil International de la Musique (CIM, UNESCO)

(ancien Vice-Président)

(Ancien Vice-Président et actuellement Membre d’honneur à vie)

1) Co-coordinateur pour l’Asie du Projet du CIM (UNESCO) : « The

2) Membre du Comité directeur de ce même Projet (UMH) ;

3)        Membre du Comité éditorial pour les disques « Collection de l’UNESCO » ;

4)       Membre du Comité éditorial pour les disques de la Collection  » OCORA  »

5) Membre du Comité de Sélection de la Tribune des Musiques d’Asie (CIM –

6) Membre du Jury pour le Prix de la ville d’Insbrück (Autriche) depuis 1984

Universe of Music, A History » (UMH) ;

UNESCO) ;

jusqu’à ce jour ;

Prix, Distinctions honorifiques, Bourses de voyage ou d’études

1938 Bourse de voyage aller-retour Saïgon – Hà Nôi par le transindochinois.

(Voyage et séjour à Tourane, (Dà Nang actuel), Huê, Hà Nôi) décernée au

meilleur élève de 3ème en composition française.

1941 Bourse de voyage meilleur élève des classes terminales (meilleurs

résultats en compositions semestrielles, au Baccalauréat et sur

proposition du Conseil des Professeurs.

1949 2ème Prix International au Concours d’instruments folkloriques

au Festival de la Jeunesse à Budapest (Hongrie) avec le Dàn co, Vièle

vietnamienne à 2 cordes, et le Dàn Tranh, cithare vietnamienne à 16 cordes.

10

1960 Grand Prix National du Disque 1960, Académie du Disque français.

Prix des Universités de France, pour le Disque « Musique du Viêt Nam ».

« La Boîte à Musique » N° LD 365.

1969 Deutscherschallplatten Preis pour le disque Viêt Nam.I

Disque Bärenreiter – Musicaphon, N° BM  LD 2022. UNESCO COLLECTION.

1970 Grand Prix National du Disque, Académie du Disque Français

Prix de l’Ethnomusicologie. Disque VIET NAM I

Bärenreiter – Musicaphon, N° BM LD 2022. UNESCO COLLECTION

1974 Diplôme d’honneur de l’Association des Artistes du Sud Viêt Nam,

signé par les Artistes prestigieux Madame Phùng Ha,-Présidente,

M. Nam Châu,Vice- Président,  Mademoiselle Kim Cuong,

Secrétaire Générale.

Elu « Artiste d’honneur » par l’Assemblée Générale de cette Association.

1974 Médaille des Lettres et des Arts 1ère Classe.

Médaille de la Culture, 1ère Classe.

décernées par le Gouvernement de la République du Viêt Nam.

1975 Doctor in Music (Honoris Causa) University of Ottawa, Canada.

1981 Prix UNESCO – CIM de la Musique 1981.

1981 Médaille de Citoyen émérite de Hô Chi Minh ville, décernée par le Comité

du Peuple de Hô Chi Minh ville, à la réception donnée en l’honneur du lauréat

du Prix UNESCO – CIM.

1988 Fulbright Scholarship pour 8 mois d’enseignement et de recherche à

l’Université de Hawaï à Manoa, Honolulu, Etats Unis.

1991 Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres, Ministère de la Culture, de la

Communication du Gouvernement de la République Française.

1993 Membre correspondant de l’Académie européenne, des Sciences, des

Lettres et des Arts.

1994                       International Prize Koizumi Fumio for Ethnomusicology

1994 Médaille  » Pour l’héritage de la culture du peuple par le Service de

la Culture et

de l’ Information de Ho Chi Minh Ville

1999 Docteur en Musicologie (Honoris causa ) Université de Moncton

Brunswick) Canada

1999 Médaille du Travail, 1ère Classe décernée par le Président de la

11

1999 Récompense et diplome de félicitation décernés par le Comité

2000 Chevalier de l’Ordre des Palmes académiques (Ministère de

2003                     Diplôme de félicitation décerné par le Comité du Peuple de Hô Chi Minh ville

République de la

RS du Viet nam

populaire de la Province de Thua Thiên , pour les services rendus à

la Culture de la Province depuis 25 ans:: faire connaitre la musique

et le théâtre de Huê dans le monde et contribuer à la renaissance de

la Musique de Cour à Huê

l’Education du Gouvernement français

rendus à la Ville dans le domaine culturel

En dehors de la liste des publications jointe à ce document, voici la liste des disques de musique

vietnamienne que j’ai publiés en France et en Europe.

1) 1950- 1951      14 disques 78 tours, Marque ORIA, fabriqués en France, diffusés à Saïgon

; 28 chansons nouvelles composées par les Compositeurs : Lê Thuong, Pham Duy, Vo Duc

Thu, Nguyên Huu Ba, Hoàng Quy, Thâm Oanh, Luu Huu Phuoc etc….

Chant   : Trân Van Khê sous le Pseudonyme de Hai Minh.

2) 1959 : « LA BOITE A MUSIQUE » N° LD  365  :  « Musique du Viêt Nam ».

Grand Prix National du Disque 1960 Prix des Universités de France.

3)            1961   « LA BOITE A MUSIQUE »  N° LD 434 Face A.

4) 1969  :   « BARENREITER – MUSICAPHON »  N° BM  LD 2022.

« Viêt Nam I », UNESCO COLLECTION.

Académie du Disque Français 1970. Prix d’ethnomusicologie.

5) « BARENREITER – MUSICAPHON »  N°  LD 2023 :

Deutscher Schallplatten Preis 1969 – Grand Prix National du Disque,

« Viêt Nam II », UNESCO COLLECTION.

6) Disque « OCORA » N° OCR 68 : « Musique du Viêt Nam, Tradition du Sud ».

7) Disque « PHILIPS » N° 6586 028 : “South Viêt Nam, Entertainment Music”.

UNESCO COLLECTION, Musical Sources.

8) Disque « OCORA »  N°  558512 : « Viêt Nam, Nouvelle Musique Traditionnelle ».

9) Disque « EMI ODEON » Viêt Nam, N° 064 – 18310 « Ca Trù and Quan Ho ».

12

UNESCO COLLECTION, Musical Atlas.

10) Disque « PHILIPS » N°  65 86 035, « Hat Chèo Vietnamese Traditional Folk Theatre ».

UNESCO COLLECTION, Musical Sources.

11) Disque « ARION »  N° ARN 38783 : « Viêt Nam, Instruments et ensembles de Musique

traditionnelle ». Maison des Cultures du Monde.

12) Disque « EMI ODEON », N° 260 28 21 : “Viêt Nam, Court Theatre Music”.

UNESCO COLLECTION, Musical Atlas.

13) Disque « ACCT » N° 18110 (Agence de Coopération Culturelle et Technique).

« Musique du Viêt Nam ».

14) Compact Disc AUVIDIS N° D8022  (AD – 090) : “Viêt Nam Hat Chèo”+.

UNESCO COLLECTION

15) Cassette tirée du Compact Disc N°  D 8022, Cassette N°  58022 : «Viêt Nam Hat Chèo».

16) Disque « OCORA »  N° OCR 69, « Inde du Nord » Pandit Ram Narayan et le Sarangi.

Texte du commentaire : M. Trân Van Khê.

17) Disque « CETO SELAF, ORSTOM »  N° 751 : «Narendra Bataju, Sitar, Surbahar».

Texte du commentaire : M. Trân Van Khê.

18) Compact Disc AUVIDIS  N° D 8035  (AD 090), Viêt Nam « Ca Trù, & Quan Ho ».

UNESCO COLLECTION : Musiques et Musiciens du Monde.

19) Cassette tirée du Compact Disc  N° 8035, Cassette  N° 58035.

« Viêt Nam : Ca Trù và Quan Ho”.

20) Coimpact disc OCORA C 580043, « Viêt Nam Tradition du Sud », par

M. Nguyên Vinh Bao et M. Trân Van Khê : Diapason d’or.

21) CD OCORA  C 560044 : « Viêt Nam Poésie et Chants » par M. Trân Van Khê et

Mlle Trân Thi Thuy Ngoc.( 4 étoiles: Le Monde de La Musique)

22)         CD OCORA C 560045 : « Viêt Nam le Dàn Tranh » ; Musique d’hier et d’aujourd’hui.

Mlle Nguyên Thi Hai Phuong et M. Trân Van Khê.

Grand Prix de la Critique allemande, Mention « Choc » Le  Monde de la Musique.

23) CD AUVIDIS  D 8949  UNESCO COLLECTION : « Viêt Nam, Tradition du Sud »

par M. Nguyên Vinh Bao et M. Trân Van Khê..

24) CD INEDIT  W 260070 : « Viêt Nam Ca Trù »; Commentaire de M. Trân Van Khê.

25) CD INEDIT W 260073 : « Viêt Nam. Tradition de Huê. Musique de Cour et

13

Musique de chambre ».

26) CD AUVIDIS  D  8070 UNESCO COLLECTION : « Viêt Nam Tradition du Sud ».

M. Trân Van Khê et M. Nguyên Huu Ba.

27)        CD INEDIT : « Viêt Nam Musique boudhique »,  Commentaire M. Trân Van Khê.

28)     CD Phuong Nam Film. GS Tran Van Khe ke chuyen  truyen thuyet ve cac

cay dan (Professeur Tran Van Khe raconte les légendes relatives aux divers

instruments de musique

Sur le chant « Dhrupad » avec les Frères Dagar.

Nous avons filmé l’accordage du luth « Tanpura », du tambour Pakhawaj et le chant

Dhrupad dans le Râga Todi et le cycle rythmique « Chautala »à 12 unités de temps. Nous avons

filmé également la lecture du poème qui sera chanté dans le style « Dhrupad » et des exemples de

chant dans les styles « Dhrupad, Kheyal, Thumri ». M. Gilbert Rouget, dans la partie réservée à

la filmographie de son article « Ethnomusicologie » dans l’Encyclopédie de la Pléiade sur

l’Ethnologie Générale, a commenté ce film dans ces termes :

« Le tournage, réalisé dans les meilleures conditions techniques, n’a souffert d’aucune

interruption fâcheuse et le développement de la pièce entière a été intégralement respecté, et

y compris le minutieux accordage préalable du tambour qui accompagne le chant. Ce film et

quelques autres plus courts, dûs  également à l’initiative de M. Trân Van Khê et réalisés par

le Service de la Recherche Musicale de l’O.R.T.F, doit être considéré comme l’un des plus

précieux et des plus importants documents d’ethnomusicologie qui n’aient jamais été recueillis »

(Cf : Gilbert Rouget « Ethnomusicologie » in Ethnologie Générale », J. Poirier

ed. Paris, Gallimard, 1968, pages 1339 – 1390, surtout les pages 1389 et 1390.

« Histoire de Riz »

a) 1ère partie : chez les Ifugao (Les Philippines),

b) 2ème partie : au Viêt Nam racontées en français par M. Trân Van Khê.

Un film de M. Didier Mauro et Mlle Hô Thuy Tiên, Production : ORCHIDEES.

« Dis-moi, Philippines »

raconté en français par M. Trân Van Khê.

Un film de M. Eric Dazin, Production : ORCHIDEES.

 » Portrait du Professeur Tran Van Khe  »

3 films:

1.-réalisé par Viet Binh, TV de Ho Chi Minh Ville

2.-réalisé par Bao Ngoc TV 3 de Hanoi

3.-réalisé par Le Van Duy Service de Cinématographie de Ho Chi Minh Ville

14

C. BANDES  MAGNETIQUES

1) Les Traditions musicales de l’Asie. (Textes en français).

2) « Le Dhrupad : un art vocal de l’Inde du Nord (Textes en français).

3) Le Tabla et les cycles rythmiques dans la musique hindustani (Textes en français).

4) « La musique arabe », en 6 cahiers, avec la collaboration de M. Shiloah.

(Texte en français).

Ces 4 études ont été préparées par M. Trân Van Khê pour le GRM (Groupe de Recherche

Musicale) de l’ancien O.R.T.F., dirigé par M. Pierre Schaeffer, à l’intention des chercheurs,

et conservées dans les Archives de l’I.N.A. (Institut Nationale Audiovisuel).

D. BANDES  VIDEO

En collaboration avec le Service Audiovisuel de l’Université Paris-Dauphine, (I.N.A.L.C.O),

Institut National des Langues et Civilisation Orientale, en particulier avec M. Guy Senelle,

M. Didier Autin, M. Paul Hervé :

1) Le «Sheng » : Orgue à bouche chinois avec M. Cheng Shui Cheng.

Historique, Organologie, Accord du « Sheng ». Présentation en français par

M. Trân Van Khê.

Aperçu sur « L’Orgue à bouche en Asie ».

2) Le « Qin », cithare chinoise à 7 cordes sans chevalets, avec Mlles Liu et Yip Ming Mei.

Historique, Techniques de jeu. Quelques pièces classiques du Répertoire du Qin.

Présentation en français par M. Trân Van Khê.

3)             Le « Dàn Tranh », cithare vietnamienne à 16 cordes, avec le concours de

Mlle Trân Thi Thuy Ngoc.

Historique, Description. Organologie. Techniques de jeu. Quelques pièces

du Répertoire traditionnel avec des explications en français sur les « Diêu »

(modes) utilisés dans la tradition du Sud. Etude comparative avec le «Sheng »

chinois, le Koto japonais, le Kayageum coréen et le Jatga mongol.

4) Le  « Dàn Tranh », même sujet avec d’autres pièces classiques du Répertoire.

Avec le concours de Mlle Trân Thi Thuy Ngoc. Présentation et explications

en français. (Bande réalisée pour le Centre d’Etude de Musique Orientale).

5)         Documents recueillis en vidéo au Viêt Nam. « Musique populaire et

Théâtres au Viêt Nam en 1982 ».

a)         Anniversaire du Dieu Patron du Théâtre traditionnel du Sud, à Hô Chi Minh

ville (29/9/1982).

15

b)        Extrait de la pièce « Thân Nu dung Ngu Linh Ky » (la guerrière « Thân Nu » offre

à Phan Lê Huê l’étendard aux cinq miracles pour sauver son bien aimé

Tiêt Ung Luông  (29/9/1982).

c) Musique populaire de la région de Huê (Village de Xuân Long) (19/2/1982).

d) Théâtre traditionnel «Hat Tuông », Tradition de Quang Nam.

Maquillage, gestes et attitudes. Combat réglé. (25/10/1982).

e) Théâtre traditionnel « Hat tuông »Tradition de Binh Dinh. Musique, Jeu de scène,

Démonstration de gestes stylisés, des différentes manières de déclamer par le

Maître Vo Si Thua (27/10/1982).

f) Théâtre populaire du Centre « Hat bài choi ».Démonstration et extraits de

pièces traditionnelles (28/10/1982).

g) Visite à Mme Phùng Ha (Artiste du Peuple) au mois de novembre 1982.

La Vie musicale au Viêt Nam en 1987.

a) Le rythme traditionnel au service de la musique de danse et de la musique moderne,

par M. Van Thinh.

Exposé, démonstration et illustration. Hà Nôi le 10 novembre 1987.

b) Invention du Lac Câm (instrument de l’Oiseau Lac, un monocorde dans sa forme

nouvelle, associé à une cithare à 12 cordes et à 2 luths à 4 cordes) par

M. Mac Tuyên.

Exposé sur les différents essais et expérimentations, démonstrations des nouvelles

possibilités dans les techniques de jeu, les positions de l’instrumentiste, et

illustrations exécutées par plusieurs musiciens, la plupart Professeurs au Conservatoire de Hà

Commentaire des Professeurs Luu Huu Phuoc et Trân Van Khê, (17 novembre 1987).

c)   Soirée de musique traditionnelle du Viêt Nam à l’Ambassade de France à

Hà Nôi le 17 novembre 1987. Présentation en français par  M. Trân Van Khê.

d) La musique traditionnelle et les chansons populaires dans les classes

maternelles à Cu Chi et à l’école Lê Loi, Hô Chi Minh ville le 27 novembre 1987.

e) Concert donné en l’honneur de M. Trân Van Khê par le groupe

« Tiêng Hat Quê Huong », l’ensemble « Tao dàn ». Programme établi et

présenté par Mme Pham Thuy Hoan, Professeur émérite de Musique traditionnelle au

Conservatoire de Hô Chi Minh ville le 29 novembre 1987.

16

f)           Récital de musique pour « Dàn Tranh », cithare à 16 cordes par

Mlle Hai Phuong, Musique traditionnelle et compositions nouvelles par

Mme Pham Thuy Hoàn le 30 janvier 1987.

g)          Le groupe des Percussions « Phù Dông » à Hô Chi Minh ville le 4 décembre 1987.

h)          Fête en l’honneur de M. Trân Van Khê, organisée par 3 groupes de jeunes

« Tiêng Hat Quê Huong », « Tao Dàn », « Binh Thanh » le 6 décembre 1987.

i)            Soirée de musique traditionnelle du Viêt Nam au Consulat Général de France à

Hô Chi Minh ville le 7 décembre 1987. Présentation en français par M. Trân Van Khê.

j)        Am nhac truyên thong Viêt Nam (Musique traditionnelle du Viêt Nam)

à Montréal les 19 et 27 avril 1987.

Enregistrements en vidéo en 1989.

1) 5 émissions sur la musique traditionnelle du Viêt Nam, enregistrées pour l’Institut de

Recherche sur la Musique et la Danse et diffusées par la Télévision de Hô Chi Minh ville le 5

mars 1989. Conférencier :  Professeur Trân Van Khê, avec des illustrations musicales faites par

le onférencier et par quelques musiciens M. Duc Thành (monocorde) et le Groupe Phù Dông

2) Réunion du groupe de poètes « Quynh Dao » en l’honneur de  M. Trân Van Khê le 2

septembre 1989 organiséepar la poétesse Tôn Nu Hy Khuong (Vidéo NTSC).(depuis 1989

jusqu’à ce jour une ou deux fois par an)

3) M. Luu Huu Phuoc, Sa vie, Son œuvre, Son art » Conférences avec  illustrations

musicales par les différents groupes artistiques du Viêt Nam et par le conférencier au Théâtre de

la Ville (Saïgon – Hô Chi Minh ville) les 11 et 12 septembre 1989, environ 6 heures de vidéo.

4)         « Nuit de la Mi-Automne », avec comme thème «Ô lune, s’il te plaît, descends pour

t’amuser avec moi » organisée par Mme Pham Thuy Hoan, pour les enfants à l’occasion de la

Fête de la Mi-Automne. M. Trân Van Khê a tenu un rôle improvisé, celui du « Vieillard

Immortel », (vidéo NTSC).

Enregistrements en vidéo en 1990.

1) « International Symposium of IMS » (International Musicological Society) in

Osaka, Paper on “International Reception of Music in Vietnamese Tradition” le 24 juillet 1990.

2) “First Forum of Asian and Pacific Music” in Kobe, Hyôgo Prefecture (Japon)

du 28 juillet 1990.

3) Célébration du 70ème anniversaire de M. Trân Van Khê par les poètes et

17

poétesses duGroupe « Quynh Dao » organisée par Tôn Nu Thuy Khuong le 14

4) Présentation de la Musique traditionnelle du Sud : « Dàn Tài Tu ».

Télévision de Cân Tho, enregistrement à Hô Chi Minh ville le 16 novembre 1990).

5) « Soirée en l’honneur de M. Trân Van Khê ». Groupe artistique « Tiêng Hat

Quê Huong » dirigé par le Professeur Mme Pham Thuy Hoan le 16 novembre 1990.

6)   Causerie du Professeur Trân Van Khê « Sur ses conférences et concerts à

l’étranger » pour les Amis « Quynh Dao » à Thuy Khuong Trang,

Hô Chi Minh ville le 22 novembre 1990.

7)    Anniversaire du Grand dignitaire de Cour Nguyên Tri Phuong, arrière

grand-père maternel du Professeur Trân Van Khê, à Phuong Buu Hôi, pronvince

de Biên Hoà, Dông Nai le 2 décembre 1990.

8)   Enregistrement pour la Télévision de Hô Chi Minh ville « Emission sur le

Groupe « Tiêng Hat Quê Huong », enregistrement le 1er et 2 décembre 1990,

diffusion.( depuis 1990 jusqu’à ce jour un ou plusieurs programmes artistiques par an)

Bandes réalisées en 1994.

Ban sac dân tôc, Âm nhac Viêt Nam (identité culturelle dans la musique vietnamienne).

Interview de M. Trân Van Khê par M. Nguyên Nha, Hô Chi Minh ville.

Âm nhac truyên thông Viêt Nam (Musique traditionnelle du Viêt Nam) à Montréal,

Canada le 4 juin 1994.

DOCUMENTS RECUEILLIS SUR LE TERRAIN DEPUIS 1976.

Plus de 400 cassettes de 90 minutes, soit près de 600 heures sur les berceuses,

chants de travail, chants alternés, musique traditionnelle des 3 régions, les arts

du spectacle, la musique nouvelle, les communications scientifiques à l’Institut

de Musicologie, les rencontres avec les musiciens, artistes et poètes vietnamiens,

les festivals populaires, les concours de musique et de danses traditionnelles etc…

Documents déposés en partie aux Archives Sonores de l’ancien CeDRASEMI

(Centre de Recherche sur l’Asie du Sud Est et du Monde insulindien) à

Valbonne, à l’Institut de Musicologie du Viêt Nam, (Antenne du Sud à

Hô Chi Minh ville) et dans la Collection privée de M. Trân Van Khê en France.

Plus de 5000 diapositives, photos en couleurs et en noir et blanc, sur les mêmes thèmes.

Environ 300 articles écrits en vietnamien,en français et en anglais sur la musique

populaire, la musique d’art, les arts   du spectacle, les questions théoriques dans la

18

tradition musicale du Viêt Nam, publiés dans des revues spécialisées.

COLLOQUES, CONGRES INTERNATIONAUX.

Depuis plus de 30 ans, j’ai participé à plus de 200 colloques et Congrès Internationaux.

Ce serait trop long de donner ici la liste complète de ces rencontres internationales. Citons

A) Les Congrès des Institutions Internationales.

1) Conseil International de la Musique.

Depuis 1958 jusqu’à ce jour : toujours présent aux Assemblées Générales et aux Congrès,

avec au moins une communication, chaque fois :

Paris 1958, Paris 1960 : Roma 1962, Hambourg 1964, Rotterdam 1966, New York 1968,

Moscou 1971, Genève 1973, Ottawa, Montreal 1975, Bratislava, Prague 1977, Perth,

Melbourne, Sydney 1979, Budapest 1981, Stockholm 1983, Berlin Est (DDR) 1985,

Brasilia (Brésil) 1987, Paris 1989;

2) IFMC (International Folk Music Council et depuis 1983).

ICTM (International Council for Traditional Music).

Jésuralem (Israël) 1961,  Honolulu (Etats Unis) 1977, Oslo, Norvège 1979, Seoul

(Corée du Sud) 1981, New York 1983, Stockholm – Helsinki 1985, Berlin Est

(DDR)1987, Schladming (Autriche) 1989.

3) Société International de Musicologie.

New York 1961, Copenhague (Danemark) 1972, Berkeley (Etats Unis) 1977, Strasbourg

4) International Society for Music Education.

Perth (Australie) 1979, Varsovie (Pologne) 1980.

5) International Institute for Comparative Music Studies and Documentation  :

Berlin Ouest.

Berlin 1965, 1967, 1971, 1986, 1988.

B) Congrès organisés à l’occasion des Tribunes de Musiques d’Asie et d’Afrique.

Alma Ata (Kazakhstan, URSS) 1973, Accra (Ghana) 1975, Manila (Les Philippines)

1976, Bagdad (Irak) 1979, Pyong Yang (RPD de Corée, Corée du Nord) 1983,

Ulan Bator (R.P. de Mongalie) 1985, Hô Chi Minh ville (RS du Viêt Nam) 1990. Bombay

19

C) Congrès sur le thème « Préservation et Présentation des Traditions  Musicales ».

Téhéran (Iran 1961, Berlin Ouest 1965, Berlin Ouest 1967, Lisbonne (Portugal) 1971,

Montréal (P.Q. Canada) 1975, Manille (Les Philippines) 1976, Manille 1978, Bagdad

(Irak) 1979, Brest (France) 1982, Antatanarivo (Madagascar) 1985, Dakar (Sénégal) 1985.

D) Congrès sur la Communication et les « Mass media ».

Tokyo 1961, Jesuralem 1963, Paris 1967, New York 1968, Hyderabad (Inde) 1978,

Baden Baden (Allemagne Fédérale) 1980, New York 1983, Berlin Ouest 1986.

E) Congrès sur l’Education Musicale.

Téhéran 1967 ; Berlin Ouest 1969 ; Perth (Australie) 1974 ; Varsovie 1980 ; Budapest

1982  ; Cannes  (France) 1984 ; Nice (France) 1985 ; Paris 1988.

Depuis 1988, date de mon départ à la retraite, je continue à donner de temps en

temps des séminaires dans les Universités de France, à Poitiers, à la Sorbonne

(Séminaires des étudiants préparant des thèses sur les musiques d’Asie).

Deux ou trois fois par an, je donne 8 heures de conférences sur le thème « Introduction

aux traditions musicales des pays d’Asie »  aux nouveaux diplômés d’Education

musicale qui seront les futurs professeurs d’éducation musicale dans les lycées,

responsable des Maisons de la Culture.

Je réponds aux invitations des Universités étrangères qui m’invitent pour une courte

période, à y donner des conférences sur les « Traditions musicales des pays d’Asie

ou sur les questions ethnomusicologiques ».