Chàng Ngốc Học Khôn – NS Bích Thuận, Quái Kiệt Trần Văn Trạch và Trần Quang Hải

Chàng Ngốc Học Khôn – NS Bích Thuận, Quái Kiệt Trần Văn Trạch và Trần Quang Hải

Với các nghệ sĩ : BÍCH THUẬN , TRẦN VĂN TRẠCH , TRẦN QUANG HẢI ,

Video thực hiện năm 1984 do Hà Phong Productions sản xuất tại Paris .

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre : Musique vietnamienne

Musique vietnamienne

Huê Musiques du monde Ca trù

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

La musique vietnamienne est une synthèse originale des influences chinoise, indienne, indonésienne, occidentale et bouddhique.

Elle est pentatonique et marquée par l’improvisation et l’intonation de la langue vietnamienne, ainsi que par une certaine mélancolie dans les choix harmoniques (accords mineurs) et les thèmes chantés. Il existe par ailleurs des différences marquées entre le Nord et le Sud, et entre les zones montagneuses et les plaines côtières. S’il existe encore une musique savante, la musique folklorique est particulièrement développée dans tout le pays.

Musique traditionnelle

La musique traditionnelle est extrêmement diverse selon les régions du pays. Il s’agit d’une musique modale avec deux modes (dieu) principaux :

  • Bac, (« nord ») est de caractère joyeux.
  • Nam, (« sud ») est de caractère triste.

Lors de l’exécution d’une pièce, une longue introduction instrumentale (dao ou rao) permet à l’auditeur de se familiariser avec le mode avant de jouer les morceaux principaux, à la manière de l’alap du râga indien.

Le bouddhisme vietnamien a une musique vocale très riche née au XIXe siècle, en bénéficiant de l’influence de la musique de cour. On distingue trois traditions réservées aux rituels : celle du Nord, celle du Centre avec trois styles de prière (la psalmodie tùng, le cantique de louanges tæn et la sollicitation th‹nh ; un ensemble instrumental les accompagne, notamment lors de la cérémonie Khai Kinh ou « ouverture des textes sacrés » et celle du Sud.

Nhac cung dinh

Le nhac cung dinh est la musique de Cour (quan nhạc, nha nhai ou nhạc dai noi) de Huê joués sur deux ensembles disparates jusqu’au XXe siècle :

Dai nhạc

Le dai nhạc (« grande musique ») pratiquait la liturgie bouddhiste depuis le XIIIe siècle avec de 9 à 24 instruments.

Nhã nhạc

Le nhã nhạc (« musique élégante ») ou tieu nhạc (« petite musique »), avec de 9 à 14 instruments, basée sur huit répertoires différents fixés par Luong Dang depuis le XVe siècle. Pouvait jouer des musiques autres que celles de cour.

Ensemble traditionnel.
Ensemble traditionnel.
  • Musiques rituelles :
    • Giao nhạc, musique de l’Esplanade du ciel exécutée à l’occasion du sacrifice au Ciel et à la Terre.
    • Mieu nhạc, musique des temples, exécutée au temple de Confucius et aux temples des Souverains.
    • Ngu tu nhạc, musique des cinq sacrifices.
    • Cuu nhut nguyêt giao trung nhạc, musique pour le secours au Soleil et à la Lune en cas d’éclipse.
    • Dai trieu nhạc, musique des grandes audiences.
    • Thuong trieu nhạc, musique des simples audiences.
  • Musiques de divertissement :
    • Dai yen cuu tâu nhạc, musique des grands banquets.
      Joueur de vièle
      Joueur de vièle
    • Cung trung chi nhạc, musique de divertissement du palais.

Hát chầu văn

Le hát chầu văn ou hát văn ou chầu văn est une musique spirituelle jouée pour invoquer les esprits durant les cérémonies de possession du culte dong bong. Très rythmée, elle recherche la transe, et est chantée par l’un des musiciens qui l’accompagnent à la vièle dan nhi ou au luth dan nguyet. Avant 1986, le gouvernement vietnamien le réprimait ainsi que les autres formes d’expression religieuse. Depuis, le genre a été revitalisé par des musiciens comme Phạm Văn Tỵ.

Nhạc le

Le nhạc le est une musique cérémonielle liée à la cour de Huê. D’origine chinoise, elle a influencé le dai tai tu en devenant populaire.

Ensemble de nhạc dân tộc cải biên
Ensemble de nhạc dân tộc cải biên

Nhạc dân tộc cải biên

Le nhạc dân tộc cải biên est une forme de musique traditionnelle apparue après la création du Conservatoire de musique d’Hanoï en 1956. La musique traditionnelle est transcrite selon la notation musicale occidentale, tandis que des instruments et des éléments de l’harmonie occidentale sont ajoutés. Le nhạc tộc cải biên est souvent critiqué par les puristes pour cette approche du son vietnamien.

Ca trù

Ca trù
Ca trù
Article détaillé : Ca trù.

Le ca trù (ou hát ả đào) est une forme de musique du nord du pays, avec un répertoire composé de chants cultuels, de rivalité ou de divertissement. Il n’y a pas de mélodie fixe car elle varie en fonction de la langue à tons. Cette musique populaire qui aurait été créée par Ả Đào, une chanteuse qui aurait charmé « l’ennemi » avec sa voix tandis qu’elle frappe une planchette de bois avec une baguette, accompagnée par un luth ou un tambour et souvent dansé aussi. La plupart des chanteurs du genre restent des jeunes femmes. Dans les années 1980, le genre a été revitalisé par le relâchement de la répression gouvernementale.

Ca huê

Le ca huê est une ancienne forme de musique de chambre aristocratique liée au divertissement au centre du pays. Le dan huê ou nhạc huế en est la musique, datant du XVIIe siècle. Il est interprété par une chanteuse accompagnée d’un ensemble de trois ou cinq instruments à cordes (luths, cithare et vièles : Ngu Tuyêt : les cinq parfaits) jouant sur les modes bac et nam.

Dan tai tu

Le dan tai tu ou nhạc tài tử est l’équivalent des précédents pour le sud du pays depuis le XIXe siècle. Musique de divertissement destinée aux « amateurs », elle use des mêmes modes mais en y instillant des nuances de caractère sentimental, correspondantes à des états émotionnels. Principalement instrumentale et improvisée, elle se joue avec les cordes dàn tranh, ty ba, dan kim, dan tam, dan co et les percussions song lang.

Musique d’opéra et de théâtre

Le théâtre vietnamien est fortement influencé par l’opéra chinois. Les principaux genres sont le hát tuồng, le hát chèo et le Hát cải lương. Ces formes ne sont plus très populaires. Le genre roi nuoc a récemment regagné la faveur du public.

Hát chèo

Le hát chèo (« chant comique ») est un théâtre populaire apparu au Xe siècle dans le delta du fleuve Rouge, au nord du pays, il est considéré comme la plus ancienne forme d’opéra vietnamien existante. Les histoires sont souvent des légendes populaires. La musique est jouée à l’aide de flûtes, de cordes (dan nguyêt, dàn tranh, nhi, liu et ho) et de percussions, par les phuong, des troupes semi-professionnelles, mais le gouvernement a entrepris de sauvegarder ce patrimoine considéré alors comme de seconde zone.

Hát tuồng

Le hát tuong ou hát bôi, est un théâtre classique de cour importé de Chine au XIVe siècle. Il servait initialement à divertir la noblesse et l’armée avant d’être adapté pour des troupes itinérantes au XIXe siècle, devenant très proche de l’opéra chinois. Les histoires sont souvent historiques. Comme le cheo, le genre utilise des personnages types reconnaissables par leurs maquillages et leurs costumes. Les six musiciens jouent des cordes, des vents et le tambour de bataille.

Múa rối nước
Múa rối nước

Hát Cải lương

Comparé au tuồng et au chèo, le cải lương est un opéra rénové reste encore populaire. Il apparaît au XIIe siècle et traite de thèmes à la fois historiques et contemporains. Il a été adapté au début du XXe siècle, aux innovations modernes et à l’influence française, et peut par exemple inclure des guitares électriques. L’accompagnement est joué par un nhac tai tu notamment. C’est une forme complexe et partiellement improvisée de musique de chambre proche du dan tai tu, musique des « amateurs », du sud du pays.

Múa rối nước

Les múa rối nước (marionnettes sur eau) sont une forme d’art originale apparue au Viêt Nam au Xe siècle. Le spectacle prend place sur une mare derrière un rideau en bambou peint, avec des marionnettes actionnées par des mécanismes complexes de perches et de fils. La musique est principalement constituée de percussions.

Hẩm
Hẩm

Musique folklorique

Il existe un grand nombre de musiques régionales en vertu de la diversité géographique et ethnique du pays.

Le ngâm tho est la poésie chantée folklorique incorporée dans le théâtre et devenue une forme urbaine de musique de chambre depuis 1950. Il s’agit d’improvisation collective non mesurée et accompagnée par des instruments. Le répertoire le plus populaire est formé par le ngam kieu de Nguyen Du, une épopée de 3 000 vers dont on joue des nuits durant des extraits (lay).

Le quan họ ou quan họ bắc ninh est populaire à Hà Bắc et dans tout le pays. De nombreuses variations existent, en particulier dans les provinces du Nord. Chanté a cappella, il est improvisé et joué lors de rituels.

Les chants de travail ho sont des chants à répons employés dans bien des professions pénibles.

Hát xẩm
Hát xẩm

Les chants populaires ly sont des chants d’amour, de nostalgie ou de divertissement.

Les chants ru sont des berceuses.

Les chants nhac dam ma sont des lamentations funéraires accompagnées d’un petit orchestre (hautbois, flûte, vièles et percussion).

Les ensembles nhac ngu am (« musique des cinq sons ») se chargent de certains rituels religieux cao-dai. L’ensemble civil van composé de 4 vièles et une percussion peut aussi jouer en dehors de ces occasions. L’ensemble militaire vo, composé d’un hautbois et de percussions joue dans les processions et pour les funérailles.

Le xẩm ou hát xẩm (xẩm chantant), populaire au nord du pays, remontant au XIVe siècle, est en danger de disparition ; il est joué habituellement par des mendiant itinérant aveugles.

Instruments de musique

Vents :

  • Đing nǎm
  • Kèn bầu
  • Kèn đám ma
  • M’buot
  • Ốc
  • Púa
  • Sâo

Cordes :

Percussions :

Dan tranh
Dan tranh
  • Cái phách
  • Đàn đá
  • Dan moï
  • Dan klongput
  • Klông pút
  • Muong
  • Phách
  • Sinh tiền
  • Song lang
  • T’rưng

Musique actuelle

Principalement basée dans les communautés vietnamiennes des pays d’Amérique du Nord, d’Europe ou d’Australie, la musique vietnamienne a rarement connu un succès de retentissement mondial. Néanmoins, les collaborations entre artistes vietnamiens et européens ne sont pas inexistantes, tels les duos entre Marc Lavoine et Phạm Quỳnh Anh ou la chanson-légende Chú Mèo Ngủ Quên de Trịnh Thanh Duyên et Awaken.

La musique pop a longtemps été dominée par les compositeurs Diệp Minh Tuyền, Thanh Tùng et surtout Pham Duy, Trịnh Công Sơn et Văn Cao. Le rock vietnamien est aussi en pleine évolution.

Les principaux compositeurs actuels sont :

  • Dương Thụ
  • Đức Huy
  • Đỗ Bảo
  • Hoàng Công Luận
  • Hoàng Việt Khanh
  • Lam Phuong
  • Phú Quang
  • Trần Tiến
  • Trish Thuy Trang
Hồ Ngọc Hà
Hồ Ngọc Hà

Les groupes et chanteurs actuels sont :

Luth Le luth (de l’arabe العود al-`ūd) est un instrument à cordes pincées. Le terme désigne aussi de manière générale tout instrument ayant les cordes parallèles à un manche. Hồ Ngọc Hà Hồ Ngọc Hà, née le 25 novembre 1984 à Đồng Hới, est une chanteuse, modèle et actrice vietnamienne. http://www.wikiwand.com/fr/Musique_vietnamienne

LINH THAO : Revenir à l’essence du chant châu van

02/11/2013 23:08
Le chant châu van est un art religieux joué pour invoquer les esprits durant le rituel hâu dông (médiumnité), qui relève du culte de la Déesse-Mère. Mais devant son utilisation détournée pour des pratiques superstitieuses, les experts jugent nécessaire de retrouver l’essence de cet art.
Le chant +châu van+, une forme de musique pour invoquer les esprits durant le rituel +hâu dông+ (médiumnité). Photo : Dô Hà/CVN

Le chant châu van, également connu sous le nom de hat van ou hat bong, est originaire du delta du fleuve Rouge, plus précisément de la province de Nam Dinh (Nord). C’est une forme d’art religieux qui combine chant et danse pour invoquer les esprits durant les cérémonies de possession du culte hâu dông (médiumnité), censé aider les gens à communiquer avec les divinités par l’intermédiaire des chamans.

Le rite hâu dông et le chant châu van sont souvent réalisés dans les temples où les saints sont vénérés. Les paroles, souvent recherchées, vantent les mérites de divinités bienfaisantes et sont accompagnées de musique (tambourin, castagnettes et cymbales, viole à deux cordes). Le point culminant est la transe du médium, considéré comme un lien entre le monde visible et invisible. Au cours du rite, les esprits des saints sont censés s’incarner dans le médium, qui ensuite danse au rythme d’airs interprétés par les chanteurs et instrumentistes.

Depuis de longues années, le châu van est souvent pratiqué dans le cadre de pratiques superstitieuses qui n’ont rien à voir avec l’essence de cet art, et qui par la même le menacent.

À la recherche des airs authentiques

Dans le but de retrouver l’authenticité de cet art traditionnel, un festival du chant châu van a été organisé du 25 septembre au 5 octobre 2013, à Hanoi. Le premier du genre. Une vue générale et précise sur ce genre artistique unique (son histoire, son développement, sa valeur, son rôle dans la vie spirituelle des habitants) a été présentée au public. Les séances d’interprétation ont été largement applaudies par l’audience, montrant que cette forme d’art a toujours sa place dans la société moderne.

Pour la première fois, un festival dédié au chant châu van a été organize du 25 septembre au 5 octobre 2013, à Hanoi. Photo : Dô Hà/CVN

Réunis dans un colloque sur la préservation et la valorisation du chant châu van dans la société moderne, organisé dans le cadre de ce festival, des experts ont souligné la nécessité d’agir pour préserver les airs authentiques. La question fondamentale a été : comment faire pour que ce chant soit préservé, sans les dérives malencontreuses que l’on constate ici et là ?

D’après le Docteur Ngô Duc Thinh, chef du Club de préservation du châu van du Vietnam, il s’agit d’une forme précieuse d’art religieux qui doit être préservée, valorisée et présentée au public tant vietnamien qu’étranger. «Le problème, c’est que dans de nombreuses localités, ce chant est interprété dans le cadre de pratiques de superstition. Ce qu’il faut, c’est à la fois mieux gérer les pratiquants et sensibiliser le public sur l’essence de cet art», fait-il remarquer.

Le Docteur Thinh a estimé que la situation actuelle résultait de l’absence d’organisme chargé de la gestion de cet art.

En faire un art scénique ?

Conscient de l’intérêt du public envers cette forme de musique, plusieurs théâtres ont essayé de le présenter sur scène. Les pièces Ba gia dông (Trois séances de médiumnité) du Théâtre chèo (théâtre traditionnel populaire) de Hanoi et Tâm linh Viêt (Prémonition vietnamienne) du Théâtre de la jeunesse en sont deux exemples. Le Docteur Ngô Duc Thinh se félicité de l’entrée sur scène du chant châu van.

Bien que partisan de la préservation du chant châu van, le prof. Tô Ngoc Thanh, président de l’Association des lettres et des arts du Vietnam, se déclare opposé à son arrivée sur scène. «Je pense qu’on ne peut pas faire entrer ce chant sur la scène d’un théâtre tout simplement parce qu’il s’agit d’un art qui a trait au spirituel, et que donc il doit être interprété dans des lieux sacrés !», argumente-t-il.

S’il y a consensus dans la préservation du chant châu van, les avis divergent quant aux approches ainsi qu’aux méthodes de préservation. Quoi qu’il en soit, le chant châu van fera bien partie des 12 nouveaux patrimoines culturels immatériels du Vietnam dont les dossiers de candidature seront préparés d’ici à 2016 en vue d’une inscription au patrimoine culturel immatériel et oral de l’humanité.
Linh Thao/CVN

http://lecourrier.vn/revenir-a-lessence-du-chant-chau-van/108071.html

HÀ THU : Musique traditionnelle, un patrimoine culturel à conserver

Musique traditionnelle, un patrimoine culturel à conserver

La musique traditionnelle fait partie du patrimoine culturel de chaque pays. Jusqu’à aujourd’hui, le Vietnam compte cinq sortes de musiques traditionnelles reconnues par l’UNESCO en tant que patrimoines immatériels : musique de cour de Hue, gongs du Tay Nguyen, chants des courtisanes (ca tru), chant alterné (quan ho) et chant à l’entrée de la maison communale (hat xoan).

patrimoines mondiaux au vietnam

le chant xoan

Par contre, comme beaucoup d’autres musiques traditionnelles dans le monde, celle du Vietnam est moins connue et intéressée par le public, surtout les jeunes générations, que la musique moderne. Selon le musicien Mai Tuyết Hoa, afin que la musique traditionnelle retrouve le chemin du cœur des Vietnamiens, il faudrait qu’elle ait plus de place dans les médias.

Récemment, apparaissent plusieurs vidéos clip des acteurs occidentaux chanté les morceaux de musique traditionnelle Vietnam en exprimant leur passion pour cette musique étrangère. Ces derniers attirent beaucoup l’attention des Vietnamiens et deviennent des coups de cloche réveillant ceux qui ont oublié leur musique traditionnelle.

En voici une vidéo clip dans laquelle un américain qui chante le “Cải lương” :

Et voici une chanson ancienne “Diễm xưa” qui était très populaire pendant les années 60, écrit par le musicien célèbre Trịnh Công Sơn, réalisé par Lee Kirby, un expatrié au Vietnam.

A travers de cet article, nous voulons donc rappeler tous les lecteurs vietnamiens la beauté de la musique traditionnelle du pays et l’importance de conserver et promouvoir ce patrimoine national. Nous voulons également faire découvrir les lecteurs étrangers, les anciens et futurs voyageurs au Vietnam, la culture vietnamienne à travers sa musique.

La musique traditionnelle est extrêmement diverse selon les régions du pays. Il existe par ailleurs des différences marquées entre le Nord, le Centre et le Sud, et aussi entre les zones montagneuses et les plaines côtières.

Musique traditionnelle dans le Nord Vietnam :

1, Le Tuồng ( ou hát bội)

Le « Tuong » ou hát bôi, est un théâtre classique de cour importé de Chine au XIVe siècle. Nettement influencé par l’opéra chinois, il a été introduit au Vietnam au XIIIè siècle par les envahisseurs mongols, jusqu’à ce qu’ils soient repoussés par Tran Hung Dao. Très cérémonieux, le théâtre hat tuong, emprunte sa gestuelle et ses décors à l’opéra chinois. Un orchestre de six musiciens, dominé par le tambour, l’accompagne.

Le hat tuong comprend un nombre limité de personnages caractéristiques, immédiatement identifiables par leur maquillage et leurs costumes symboliques. Ainsi, une face maquillée en rouge représente le courage, la loyauté et la fidélité. Les traîtres et les personnages cruels se blanchissent le visage. Les habitants des plaines ont la figure peinte en vert, les montagnards, en noir. Horizontaux, les sourcils signifient l’honnêteté ; en accent circonflexe, la cruauté, et, tombants, la lâcheté. Selon la façon dont il tripode sa barbe. On peut reconnaître les émotions (réflexion, inquiétude, colère, etc.) qui animent un personnage masculin.

2, Chèo : Le  « Chèo » (« chant comique ») est un théâtre populaire apparu au Xè siècle dans le delta du fleuve Rouge, au Nord du pays, il est considéré comme la plus ancienne forme d’opéra vietnamien existante. Le Cheo se distingue tout de même du Tuong sur plusieurs points :

– Le chant du cheo est plus rapide, moins accentué et moins grave

– Les personnages ne sont pas forcément rois et généraux

– Les costumes sont plus réels; les décors simples.

On y chante et déclame avec des mots de tous les jours, en recourant à de nombreux proverbes et dictons. La plupart des mélodies sont d’origine paysanne. L’air enjoué du cheo se manifeste à travers le rire et la subtilité. Le bien et le mal sont les thèmes principaux.

Il y a un échange constant entre la foule et les personnages, soit, dao (actrice), kep (acteur), lao (personne âgée), mu (matrone) et he (bouffon).”

3, Ca tru :

Le ca trù (ou hát ả đào) est une forme de musique du nord du pays, avec un répertoire composé de chants cultuels, de rivalité ou de divertissement. Il n’y a pas de mélodie fixe car elle varie en fonction de la langue à tons. Cette musique populaire qui aurait été créée par Ả Đào, une chanteuse qui aurait charmé « l’ennemi » avec sa voix tandis qu’elle frappe une planchette de bois avec une baguette, accompagnée par un luth ou un tambour et souvent dansé aussi.

La plupart des chanteurs du genre restent des jeunes femmes. Dans les années 1980, le genre a été revitalisé par le relâchement de la répression gouvernementale.

4, Hát chầu văn :

Le hát chầu văn ou hát văn ou chầu văn est une musique spirituelle jouée pour invoquer les esprits durant les cérémonies de possession du culte dong bong. Cette musique est populaire à Hà Nam, Nam Dinh et quelques provinces dans le Nord.

Très rythmée, elle recherche la transe, et est chantée par l’un des musiciens qui l’accompagnent à la vièle dan nhi ou au luth dan nguyet. Avant 1986, le gouvernement vietnamien le réprimait ainsi que les autres formes d’expression religieuse. Depuis, le genre a été revitalisé par des musiciens comme Phạm Văn Tỵ.

Musique traditionnelle dans le Centre Vietnam :

La musique de Huê est née vraisemblablement sous le règne du seigneur Nguyên, (fin du 17ème siècle, début du 18ème siècle). A cette même époque, les musiciens des seigneurs Nguyên étaient coupés de la tradition musicale du Nord Vietnam, et se trouvaient avec un parler et une musique différents.

Le site de Huê fut choisi comme capitale de la partie méridionale du Vietnam par le seigneur Nguyên Phuoc Trân en 1687. Huê est devenue Capitale Impériale du Vietnam sous le règne de Gia Long, en 1802.

La musique de Huê est née donc vers cette époque. La musique de divertissement, indépendamment de la musique de Huê, avait déjà existé avant cette époque.

La musique de Huê est la synthèse des deux traditions chinoise et indienne d’une part et d’autre part la tradition autochtone de la région de Huê.

Cette musique, aristocratique à l’origine, l’est restée jusqu’à la veille de la deuxième guerre mondiale. De nos jours, elle est enseignée dans les conservatoires et les écoles de musique.

1, Musique royale ( Nhạc cung đình)

Le nhac cung dinh est la musique de Cour (quan nhạc, nha nhai ou nhạc dai noi) de Huê joués sur deux ensembles disparates jusqu’au XXe siècle

Musique élégante (Nhã nhạc)

Le Nha Nhac, littéralement « musique élégante », désigne les divers styles de musique et de danse exécutés à la cour royale vietnamienne du quinzième siècle à la première moitié du vingtième siècle. Il ouvrait et clôturait généralement les cérémonies qui marquaient les anniversaires, les fêtes religieuses, les couronnements, les funérailles et les réceptions officielles.

De tous les genres musicaux qui ont vu le jour au Vietnam, seul le Nha Nhac peut se targuer d’avoir une dimension nationale et de forts liens avec les traditions d’autres pays d’Asie du Sud-Est.

Les représentations de Nha Nhac réunissaient autrefois de nombreux chanteurs, danseurs et musiciens vêtus de somptueux costumes. Les grands orchestres, où dominaient les tambours, comprenaient de nombreux autres types de percussions, ainsi que des instruments à vent et à cordes. Tous les exécutants devaient rester extrêmement concentrés afin de suivre scrupuleusement toutes les étapes du rite.

2, Hò Huế

Hò Huế est un chant mélodieux, rythmique et typique de Huế

Il y a 3 catégories de Hò Huế:

–  Hò nghi lễ (pour les cérémonies) : celui-ci comprend 2 variances : đưa linh et chèo cạn.

Hò vui chơi (pour les loisirs) : qui comprend 5 variances hò ru em (berceuse), hò bài thai, hò bài chòi, hò bài tiệm và hò nàng vung.

–  Hò lao động (pour les travaux) : dont plusieurs variances, par exemple selon le métier : hò khau đai, hò khau sòng, hò kéo thác, hò đẩy noốc, hò mái nhì (ou mái đẩy), hò ô, hò lơ, (ce sont des chants d’accompagnement pour relever le cœur des travailleurs) , hò quết vôi (peinture à la base de la chaux),  hò gọi nghé (appel le buffon), hò giã gạo (ou hò khoan) , hò xay lúa, hò nện (ou hò hụi) les chants collectifs pendant la saison de décorticage du riz …

Le point fort de Hò Huế est la subtilité de son langage. Les mots sont denses, les dialogues sont typiques de Huê. L’humour est 100% de la cité impériale. Ni vulgarité ni médiocrité. La composition suit les règles des poèmes de “thơ lục bát” (versification alterne entre les vers de 6 et de 8 pieds.)

4, Ca Hue :

Le ca huê est une ancienne forme de musique de chambre aristocratique liée au divertissement au centre du pays. Le dan huê ou nhạc huế en est la musique, datant du XVIIe siècle. Il est interprété par une chanteuse accompagnée d’un ensemble de trois ou cinq instruments à cordes (luths, cithare et vièles : Ngu Tuyêt : les cinq parfaits) jouant sur les modes bac et nam.

Musique traditionnelle dans le Sud Vietnam

1, Đờn ca tài tử :

Le đàn tài tử ou nhạc tài tử est l’équivalent des précédents pour le sud du pays depuis le XIXe siècle. Musique de divertissement destinée aux « amateurs », elle use des mêmes modes mais en y instillant des nuances de caractère sentimental, correspondantes à des états émotionnels. Principalement instrumentale et improvisée, elle se joue avec les cordes dàn tranh, ty ba, dan kim, dan tam, dan co et les percussions song lang.

2, Cải lương :

Comparé au tuồng et au chèo, le cải lương est un opéra rénové reste encore populaire. Il apparaît au XIIe siècle et traite de thèmes à la fois historiques et contemporains. Il a été adapté au début du XXe siècle, aux innovations modernes et à l’influence française, et peut par exemple inclure des guitares électriques. L’accompagnement est joué par un nhac tai tu notamment. C’est une forme complexe et partiellement improvisée de musique de chambre proche du dan tai tu, musique des « amateurs », du sud du pays.

D’ailleurs, il existe un grand nombre de musiques folkloriques régionales en vertu de la diversité géographique et ethnique du pays.

1, Le ngâm tho:

Le ngâm tho est la poésie chantée folklorique incorporée dans le théâtre et devenue une forme urbaine de musique de chambre depuis 1950. Il s’agit d’improvisation collective non mesurée et accompagnée par des instruments. Le répertoire le plus populaire est formé par le ngam kieu de Nguyen Du, une épopée de 3 000 vers dont on joue des nuits durant des extraits (lay).

2, Le chant alterné (quan họ):

Le quan họ ou quan họ bắc ninh est populaire à Hà Bắc et dans tout le pays. De nombreuses variations existent, en particulier dans les provinces du Nord. Chanté a cappella, il est improvisé et joué lors de rituels.

3, Les chants de travail Hò sont des chants à répons employés dans bien des professions pénibles.

4, Les chants populaires Lý sont des chants d’amour, de nostalgie ou de divertissement.

5, Les chants Ru sont des berceuses :

Les mères vietnamiennes ont l’habitude de se servir aussi des berceuses traditionnelles ( hát ru dans le Nord et ầu ơ dans le Sud ) pour dorloter les enfants. Ces berceuses sont d’une manière générale, une occasion pour les femmes, de dire leurs plaintes envers les difficultés de leur vie quotidienne difficile.

6, Les chants “nhac dam ma” sont des lamentations funéraires accompagnées d’un petit orchestre (hautbois, flûte, vièles et percussion).

7, Les ensembles nhac ngu am (« musique des cinq sons ») se chargent de certains rituels religieux cao-dai. L’ensemble civil van composé de 4 vièles et une percussion peut aussi jouer en dehors de ces occasions. L’ensemble militaire vo, composé d’un hautbois et de percussions joue dans les processions et pour les funérailles.

8, Le xẩm ou hát xẩm (xẩm chantant), populaire au nord du pays, remontant au XIVe siècle, est en danger de disparition ; il est joué habituellement par des mendiant itinérant aveugles.

Les mots clés qui vous ont permis à retrouver cet article:

– musique traditionnelle vietnam

– culture vietnamienne

– nord vietnam

– voyageurs au Vietnam

– musique blog voyage vietnam

Source : http://www.opusmang.com/vietnam/

https://fr.wikipedia.org/

http://360degresvietnam.com/chaque-jour-une-trouvaille/musique-traditionnelle-vietnam-un-patrimoine-culturel-a-conserver/

THANH HIỆP : Viếng mộ « quái kiệt » Trần Văn Trạch

29/10/2015 11:53

(NLĐO) – Nhân dịp sang Pháp tham dự Lễ tưởng niệm 100 ngày mất của GS-TS Trần Văn Khê, tôi được tháp tùng cùng GS-TS Trần Quang Hải và vợ ông là danh ca Bạch Yến thăm mộ cố nghệ sĩ Trần Văn Trạch tại nghĩa trang Cimetière Intercommunal de Valenton, ngoại ô Paris – Pháp.

GS-TS Trần Quang Hải viếng mộ chú ruột - cố nghệ sĩ có nghệ danh quái kiệt Trần Văn Trạch
GS-TS Trần Quang Hải viếng mộ chú ruột – cố nghệ sĩ có nghệ danh « quái kiệt » Trần Văn Trạch

« Quái kiệt » Trần Văn Trạch (sinh năm 1924-mất năm 1994) là chú ruột GS-TS Trần Quang Hải. Theo phong tục ở Pháp, tới ngày lễ Thánh, người thân thường mang hoa cúc đến mộ người đã khuất viếng thăm. Vì bận việc rời Paris một thời gian, không thể đến đúng ngày nên GS-TS Trần Quang Hải và vợ mang hoa đến trước một tuần. Tôi may mắn được tháp tùng theo họ.

Mộ « quái kiệt » Trần Văn Trạch tọa lạc trong khu nghĩa trang yên tĩnh, thoáng đãng. Chậu hoa cúc vàng rực được đặt lên mộ phần người đã khuất.

“Chú tôi là một nghệ sĩ tài hoa. Trong số nhiều con của ông, có Hà Trần hiện là giáo viên dạy piano tại một trường đại học lớn của Pháp, rất quan tâm đến đời sống văn hóa dân tộc. Nay viếng mộ chú, thắp nén hương lòng, tôi cảm nhận chú tôi đang tươi cười với con cháu, ông không còn lạnh lẻo trên xứ người. Thế hệ con cháu của ông vẫn tiếp nối truyền thống gia đình, giữ gìn và phát huy những di sản văn hóa nghệ thuật dù ở bất kỳ quốc gia nào” – GS-TS Trần Quang Hải tâm sự.

Danh ca Bạch Yến viếng mộ cố nghệ sĩ Trần Văn Trạch tại Pháp
Danh ca Bạch Yến viếng mộ cố nghệ sĩ Trần Văn Trạch tại Pháp

“Vua vọng cổ” Viễn Châu kể rằng « quái kiệt » Trần Văn Trạch là người khai sinh ra trào lưu độc diễn hài hước. Chỉ với một cái loa cần tay, ông có thể điều khiển tâm trạng khán giả khóc cười, vui giận, hờn dỗi theo câu chuyện. Ông còn có tài giả giọng đủ thứ âm thanh, nhạc cụ, tiếng động vật, tiếng xa lửa chạy bằng miệng và hơi thở.

Về sáng tác, « quái kiệt » Trần Văn Trạch có nhiều bài hát thập niên 1950 – 1960 của thế kỷ trước, mang tính cổ động tuyên truyền, thu hút khán thính giả nhờ giai điệu và ca từ rất dễ nhớ.

Điển hình là bài “Cái đồng hồ tay”, do ông sáng tác và thể hiện mà đến hôm nay, nhiều khán giả thời trước vẫn còn nhớ.

“Thưa quý ngài, mỗi người đều có mang một cái đồng hồ. Mà đồng hồ người ta có hai cây kim: một cái chỉ giờ, một cái chỉ phút. Còn đồng hồ của tôi có tới năm mười cây kim ở trong đó: cái chỉ giờ, cái chỉ phút, cái chỉ tháng, cái chỉ ngày, mặt trăng, mặt trời, hướng nam, hướng bắc, nước lớn, nước ròng. Cho nên xem vô, nếu mà sai cây kim thì cũng phải điên đầu với nó.

Tích tắc tích/ Sướng thay tôi về, từ brocanteur mới về đây/ Tích tắc tích/ Rất biết ăn xài, mang trong tay cái đồng hồ tay/ Có kim chỉ giờ này/ Có kim chỉ ngày này/ Thêm vô cung trăng nó quay khi khuyết khi đầy/ Tích tắc tích/ Trong lòng tôi cũng khuây này/ Mỗi hôm trong tuần, muốn xem hôm gì/ Đặc biệt lắm là cái đồng hồ này, mình muốn biết bữa nay thứ mấy, nó cũng có cây kim chỉ ở trong nữa/ Lundi, jeudi, chúa nhật, ngày ta hay đi/ Muốn biết bắc nam đi trên đàng/ Cũng có cái kim như địa bàn/ Và waterproof, automatic, thêm extra plaque anti-magnetic, anti lang bang, anti khoai lang, anti lung tung nhìn vào mà phát rung!!!/ Ôi! cái đồng hồ/ Ôi! cái đồng hồ”.

GS-TS Trần Quang Hải nhớ thương chú ruột - nghệ sĩ Trần Văn Trạch
GS-TS Trần Quang Hải nhớ thương chú ruột – nghệ sĩ Trần Văn Trạch
GS-TS Trần Quang Hải và giáo viên dạy nhạc Hà Trần, con gái cố nghệ sĩ Trần Văn Trạch tại Pháp (ngày 11-10-15 - ảnh Thanh Hiệp)
GS-TS Trần Quang Hải và giáo viên dạy nhạc Hà Trần, con gái cố nghệ sĩ Trần Văn Trạch tại Pháp (ngày 11-10-15 – ảnh Thanh Hiệp)
Thanh Hiệp (ảnh do NSCC)

SOẠN GIẢ NGUYỄN PHƯƠNG / RFA : Nữ nghệ sĩ Hà Mỹ Xuân

Nữ nghệ sĩ Hà Mỹ Xuân

Soạn giả Nguyễn Phương, đài RFA

Thưa qúy thính giả, cuối năm 1975, đoàn Thanh Minh tái thành lập đã giới thiệu năm cô đào xuân sắc trong vở tuồng Tiếng Trống Mê Linh, làm chấn động cả giới khán giả mới từ các miền đất nước đổ về để thưởng ngoạn nghệ thuật sân khấu của Saigon cũ:

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Nghệ sĩ Hà Mỹ Xuân. Hình của Soạn giả Nguyễn Phương.

Thanh Nga, nữ hoàng sân khấu trong vai Trưng Trắc, Hà Mỹ Xuân, một ngôi sao trẻ trong vai Trưng Nhị, Bích Sơn, huy chương vàng giải thanh tâm năm 1960, trong vai nữ tướng Thánh Thiên, Ngọc Nuôi, một nhan sắc trường cữu trong vai nữ tướng Lê Chân và Kim Hương một tài năng mới trong vai nàng Tía.

Tôi còn nhớ, cạnh bên nữ nghệ sĩ Thanh Nga thinh sắc tuyệt vời, Hà Mỹ Xuân cũng đẹp sắc sảo đến nổi một khán giả miền Bắc mới được vào Saigon coi hát cải lương, ông ta mượn mấy câu Kiều để khen Thanh Nga và Hà Mỹ Xuân :

Đầu lòng hai ả Tố Nga, Thanh Nga là chị, em Hà Mỹ Xuân, Mai cốt cách, tuyết tinh thần, Mỗi người một vẻ, mười phân vẹn mười.

Giọng ca đầy sức sống

Thưa qúy thính giả, nữ nghệ sĩ Hà Mỹ Xuân có một giọng ca mạnh mẽ, đầy sức sống và không kém phần quyến rũ, lúc đó, Hà Mỹ Xuân là một diễn viên mới đối với sân khấu cải lương Saigon, nhưng thực ra cô là diễn viên nổi tiếng nhiều năm trước ở các đoàn hát ở tỉnh Hậu Giang.

Hà Mỹ Xuân tên thật Nguyễn thị Xuân, sanh năm 1952 tại Long Xuyên, cha tên Nguyễn Thành Long, một nghệ nhân đờn ca tài tử và mẹ là bà Nguyễn Thị Tâm. Ông Long và bà Tâm quê quán chính là ở xã Vị Thanh – Chương Thiện, tỉnh Cần thơ, nhưng vì có chiến tranh Việt Pháp, ông bà đã phải nhiều lần tản cư, khi ông bà về ở tỉnh Long Xuyên, ông bà tìm được một nơi yên ổn để sinh sống. Tại Long Xuyên, ông bà sanh được ba người con và cả ba đều trở thành những nghệ sĩ tài danh.

Người con trai lớn tên Nguyễn Ngọc Chiếu, sanh năm 1947, người con gái kế là Nguyễn Thị Thu Hà, sanh năm 1949 được hai nghệ sĩ Kim Hoàng – Như Mai đặt cho nghệ danh là Thanh Điền và Hà Mỹ Liên khi hai bạn trẻ nầy đi hát cho đoàn cải lương Kim Hoàng Như Mai năm 1960.

Nghệ sĩ danh ca Ngọc Ẩn và vợ là nữ nghệ sĩ Kim Trâm là những người thầy đầu tiên dạy cho Thanh Điền, Hà Mỹ Liên và Hà Mỹ Xuân ca cổ nhạc và hướng dẫn các nghệ sĩ trẻ nầy diễn xuất trên sân khấu. Năm 1962, đoàn hát Kim Hoàng – Như Mai rã gánh, Thanh Điền, Hà Mỹ Liên, Hà Mỹ Xuân gia nhập đoàn hát Bạch Vân – Út Hậu, sau đó lần lượt gia nhập các đoàn hát Thủ Đô, Trăng Mùa Thu và Kim Chung.

Năm 1972, ba ngôi sao cải lương trẻ Thanh Điền, Hà Mỹ Liên và Hà Mỹ Xuân thành lập gánh hát lấy tên là đoàn hát Xuân Liên Hoa, mời Dũng Thanh Lâm làm kép chánh hát với đào chánh Thanh Kim Huệ. Thanh Kim Huệ sau là vợ của nghệ sĩ Thanh Điền, cả hai trở thành những diễn viên nổi tiếng trên nhiều lãnh vực nghệ thuật sân khấu sau năm 1975.

Năm 1975, đoàn hát Xuân Liên Hoa cũng như tất cả các đoàn hát cải lương ở miền Nam vào thời đó đều bị giải tán. Sau vài tháng vận động, đoàn Xuân Liên Hoa được tổ chức lại và lưu diễn ở miền Hậu Giang.

Nhưng chỉ vài tháng sau, đoàn hát Xuân Liên Hoa được Sở Văn Hóa Thông Tin gọi về thành phố, đoàn hát bị giải tán lần nữa. Thanh Điền được đưa vào hát cho đoàn cải lương Saigon 3, Hà Mỹ Xuân được đưa về hát cho đoàn Thanh Minh. Hà Mỹ Liên vì có chồng là người Pháp nên cô theo chồng hồi hương về Pháp năm 1976.

Nghệ sĩ hạng A

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Nghệ sĩ Hà Mỹ Liên. Hình của Soạn giả Nguyễn Phương.

Hà Mỹ Xuân là một nữ diễn viên có ưu thế về nhan sắc và giọng ca, thêm vào đó cô có những động tác múa võ, cầm kiếm gọn gàng, thể hiện oai phong dũng mãnh khi cô thủ diễn các vở tuồng ăn mặc theo cổ trang. Hà Mỹ Xuân xuất sắc trong các tuồng Tiếng Trống Mê Linh, Bên Cầu Dệt Lụa, Bài Thơ trên Cánh Diều bên cạnh một Thanh Nga kiều diểm.

Minh họa tiếng hát của Hà Mỹ Xuân( trích trong tuồng Tiếng Trống Mê Linh hay trong CD tiếng hát Hà Mỹ Xuân.

Thưa qúy thính giả, vừa rồi là giọng ca của nữ nghệ sĩ tài danh Hà Mỹ Xuân, Sau năm 1975, theo quy định của chánh quyền mới, những nghệ sĩ danh ca, đào kép chánh được định là nghệ sĩ hạng A, lãnh lương10 đồng một suất hát. Những nghệ sĩ hạng B gồm có những đào kép phụ, vũ nữ, vệ sĩ, soạn giả và các anh công nhân sân khấu thì mỗi suất diễn được lãnh 5 đồng mỗi người.

Nghệ sĩ đào kép chánh thấy tiền lương quy định như vậy là bất công đối với họ, những người mang lợi nhuận cho gánh hát. Khán giả đến xem đào kép chánh hát chớ đâu phải để xem các anh công nhân dọn cảnh trí, nhưng nghệ sĩ chưa dám có ý kiến vì nếu nói ra, họ sẽ bị chụp mũ là phản động. Vì vậy họ chịu đựng vài năm đầu, sau đó họ lén đi hát chầu cho các đoàn hát tỉnh với một số lương cao hơn gấp trăm gấp ngàn lần số lương chết đói đó.

Có diễn viên xuống tỉnh lập gánh hát như bầu Quới, bầu hề Sa, bầu Hai Néo; bầu Xuân, nữ nghệ sĩ Hà Mỹ Xuân cũng xuống tỉnh Mỹ tho lập gánh hát cải lương với bảng hiệu là đoàn hát TIền Giang. Nhưng rồi vài năm sau, các gánh hát của nghệ sĩ đứng ra thành lập bị nhà nước lấy mất quyền làm chủ dưới hình thức là tập thể hóa gánh hát. Người chủ gánh hát trở thành nhơn viên của đoàn hát, cán bộ do nhà nước đưa tới thành trưởng đoàn gánh hát.

Trưởng đoàn là một danh xưng mới chớ thực chất là chủ gánh hát tập thể đó là nhà nước. Bà bầu Thanh Minh, ông Minh Tơ gánh hát tuồng cổ Minh Tơ, bà Bảy Hương gánh Huỳnh Long và Hà Mỹ Xuân, bầu Quới, bầu Sa đều lâm vào cảnh mất của trắng tay, số tài sản và công sức đã bỏ ra cho gánh hát đã thuộc về « tập thể » tức là thuộc về nhà nước quản lý. Các nghệ sĩ Thanh Bạch, Bạch Lê và Hà Mỹ Xuân bỏ nước vượt biên chính là vì nguyên cớ nầy.

Tôi có dịp gặp Hà Mỹ Xuân trên đất Pháp. Phải nói là Hà Mỹ Xuân có một sức phấn đấu bền bỉ và kiên cường đáng mến phục. Vượt biên bằng đường bộ, đi xuyên rừng rậm nước Cao Miên, đương đầu với biết bao cảnh khó khăn nguy hiểm, khi đến bến bờ tự do, Hà Mỹ Xuân cố gắng không ngừng trong việc học tiếng nước người, học một nghề mới, thay đổi mọi thói quen để hội nhập với một xã hội mới của nước Âu Tây.

Thành đạt trong cuộc sống riêng lẫn nghệ thuật

Hà Mỹ Xuân hành nghề thợ may, thợ luông cravate, mở tiệm bán thức ăn nhanh để ổn định cuộc sống và tham gia những show hát cải lương của nhóm nghệ sĩ Hữu Phước, Minh Đức, Kiều Lệ Mai vào những ngày cuối tuần để đở nhớ nghề.

Như một con ong siêng năng cần mẫn, hút nhụy hoa tích lủy mật và xây tổ ong, Hà Mỹ Xuân đã thành đạt vẻ vang trong cuộc sống riêng và cuộc đời nghệ thuật của cô.

Về nghệ thuật, ngoài những suất hát cải lương mà Hà Mỹ Xuân và Hà Mỹ Liên cộng tác với nhóm nghệ sĩ Minh Đức, Kiều Lệ Mai, Lý Kim Thành, Kim Chi, Minh Thanh, Trần Nghĩa Hiệp, Bạch Nhân Trang, Quốc Hương, nữ nghệ sĩ Hà Mỹ Xuân còn hợp tác với các nghệ sĩ Pháp thực hiện những show hát lấy tên là « « Chanson de geste Cai Luong », hát về truyện Kiều. Chương trình diễn cho các học sinh Pháp các học đường lấy tên Nẻo Đường Kiều. ( Aux entrailles de la tendre fleur déchirée ) Nổi lòng đòi đoạn của một đóa hoa tan tác. Diễn có dẫn giải bằng tiếng Pháp.

Nhóm nghệ sĩ nầy có 12 người, trong đó có 3 nữ nghệ sĩ VIệt Nam, Hà Mỹ Xuân đã bỏ công tập cho người bạn diễn Pháp để thể hiện những trích đoạn Kiều, lúc đầu bạn diễn người Pháp đó « hát nhép » theo dĩa về Truyện Kiều, Hà Mỹ Xuân cũng phải học lời dẫn giải bằng tiếng Pháp để đáp ứng khi giao lưu với khán giả.

Được một cái may mắn là có chị Hà Mỹ Liên, có chồng Pháp từ năm 1965, qua định cư tại Phas từ năm 1976, cô Hà Mỹ Liên cũng là một diễn viên cải lương tài danh, nói tiếng Pháp như người Pháp chính cống, Hà Mỹ Liên đã tirếp tay với Hà Mỹ Xuân trong lúc tiếp chuyện với khán giả Pháp.

Hà Mỹ Xuân cho biết chương trình diễn Chanson de geste Cailuong có tiếng vang lớn, báo chí Pháp phỏng vấn, đăng tin và ngợi khen nhưng phải tốn thật nhiều công phu chuẩn bị, tập luyện. Vì yêu nghề mà Hà Mỹ Xuân muốn mở ra một lối hoạt động mới của cải lương, thu hút thêm một thành phần khán giả mới.

Hà Mỹ Xuân cũng thực hiện được băng cassettes và CD Tiếng hát Hà Mỹ Xuân, những đĩa CD nầy được giới mộ điệu cải lương ở Paris rất thích và được bán ra rất nhiều.

Hà Mỹ Xuân làm chủ một tiệm bán thức ăn Việt Nam, bảng hiệu Restaurant Hà Mỹ Xuân. Plats cuisinés traditionnels Vietnamiens ở số 106, đường Blomet Paris. Vào những giờ cao điểm, Hà Mỹ Xuân, Hà Mỹ Liên và hai người giúp việc làm không hở tay.

Về gia đình thì tôi được biết là chồng của Hà Mỹ Xuân là anh Phạm Văn Bình, làm chủ một chiếc xe taxi, anh tự lái taxi, cuộc sống tiền bạc thu nhập dồi dào như trường hợp của nghệ sĩ Minh Tâm.

Hà Mỹ Xuân và anh Bình cho biết là hai anh chị có mua đất và xây một ngôi biệt thự rất sang trọng ở VIệt Nam. Hai anh chị có cho chúng tôi xem ảnh chụp ngôi biệt thự với những phòng ốc được trang trí như biệt thự ở Pháp hay các nước Âu Mỹ, đẹp và sang trọng. Nguyện vọng của hai anh chị là hiện nay ráng làm ăn, tích lủy tiền bạc, vốn liếng để khi hưu, anh chị có thể sống hạnh phúc trong ngôi biệt thự đó.

Nguyễn Phương xin kết thúc chương trình cổ nhạc và xin hẹn tái ngộ vào giờ nầy tuần sau.